mercredi 22 avril 2009

La stupidité érigée en politique...

J'ai hésité pour le titre... honnêment, l'attitude de nos chambres de représentants atteignant un sommet dans le ridicule, la tromperie, l'indélicatesse, et j'en passe...


Pourtant, je tiens à préciser qu'à la base... je n'aime pas le Pape... je n'aime pas les Religions... je n'apprécie les clergés quels qu'ils soient... je déteste qu'on me dise ce que je dois penser ou en quoi je dois croire... Mais il y a autre chose que je déteste par dessous tout: la médiocrité.


Et en matière de médiocrité, nos représentants ont aujourd'hui atteint des sommets!

N'a-t-on d'autres priorités que de fustiger le Pape?

Notre pays est déchiré par les querelles communautaires, le monde fait face à une des pire crise économique de son histoire contemporaine, le taux de chômage augmente, l'éthique de nos politiciens est parti en vrille depuis longtemps mais... on vote des résolutions résolumments anti-papales...

Au passage, je signalerai quand même qu'il s'agit là d'un chef d'Etat... et qu'en l'occurence, si on parvient à voter des résolutions parlementaires en 20 jours pour condamner le Pape, je m'étonne de ne pas beaucoup entendre mes même représentants condamner, de manière au moins aussi ferme, des chefs d'Etat qui prônent ouvertement (en bref):
  • le terrorisme
  • la torture légalisée comme à Guantanamo
  • l'anti-sémitisme et la destruction d'Israel
  • le meurtre organisé de tout les infidèles et la mise en place d'état islamique pratiquant la charia
  • les récentes lois anti femme promulguées en Afghanistan
  • le Régime Castriste
  • etc etc etc

Des propos sortis de leur contexte

Dans une sorte d'anticléricalisme primaire, nos parlementaires montrent clairement leurs limites intellectuelles. N'ont-ils lu que la presse de caniveau? Ne se sont-ils pas renseignés sur le contenu exact des propos du Pape?


Quand dans un texte on retient : "(…) on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème."


Alors que le contenu est : "(...)Je dirais que l’on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels.(...)"


... bizarrement, ça ne donne pas la même chose. A-t-il tort quand il dit que distribuer des préservatifs va entrainer les gens à s'envoyer en l'air? Donc certains aussi à adopter des comportements à risque? A-t-il tort de dire que c'est mieux de faire l'amour au sein d'une relation épanouissante?


Il prône une relation fidèle, amoureuse et l'abstinence... qu'y a-t-il de criminel à ça? Objectivement? L'abstinence à ma connaissance n'a jamais tué personne... c'est criminel?

Pourquoi lui demander à lui de renoncer à sa foi et à sa croyance?


Séparation des Pouvoirs?


Les parlementaires se crispent sur la séparation des pouvoirs mais se targent de dire à un chef religieux ce qu'il doit prôner en matière de comportement...


A ma connaissance, le Pape représente une Eglise. On y adhère ou pas. Intéllectuellement, chacun à le droit de penser, croire à ce qu'il veut. De nombreux catholiques ne se privent d'ailleurs pas de leur liberté de penser et utilisent des moyens de contraceptions. A ma connaissance, on ne les a pas excommuniés pour autant. Le Pape donne son avis et la position doctrinale de son Eglise après, chacun fait encore comme il l'entend. Je n'ai jamais vu le Vatican lâcher son armée sur les foules et braquer un pistolet sur la tempe d'un croyant pour qu'il retire sa capote...


Dans le même temps, j'entends des chefs religieux prôner la destruction physique d'un Etat, l'élimination massive de toute personne "infidèle", la lapidation de la femme adultère, l'obligation pour la femme d'accepter des relations sexuelles avec son mari... et là... je n'entends qu'un grand silence au niveau de mon Parlement. Mais condamner la position du Pape.. ça, ça ne prend jamais que 20 jours...


Crime contre l'Humanité


On vire en plein crime de médiocrité, crime contre l'intelligence là... Il n'y a plus de limite. Assimiler le Pape au pire criminel de guerre... on nage en plein délire psychédélique non?


Est il utile de rappeler que 26% des malades du Sida dans le monde sont pris en charge par des institutions catholiques... criminel vous avez dit?


Les pays africains où le taux d'infection est le plus limité ne sont pas les pays où l'on distribue le plus de préservatifs mais les pays où l'on a mis en place une certaine "moralité" dans la vie sexuelle. Ca n'empêche pas les gens de s'envoyer à l'air, mais il est une réalité de dire que le préservatif ne résout pas tout. Il est un des moyens comme l'abstinence en est un autre. est-ce criminel de dire cela?


Des chiffres éloquents (source OMS), montrent la progression du SIDA dans les pays africains selon leur religion principale entre 1991 et 2001. Les pays catholiques étaient en moyenne plus touchés que les autres en 1991, et le sont moins en 2001. Catholiques ou pas, les pays d'Afrique touchés par cette immense tragédie méritent que cesse l'instrumentalisation qui est faite de leur souffrance par des groupes subversifs. Voici donc en 2 colonnes ces quelques données édifiantes sur le SIDA en Afrique Sub-saharienne et les religions. En 1991, le virus ne s'est pas développé dans une zone religieuse particulière. Les catholiques ont même été au centre du foyer de l'épidémie : le Congo, le Rwanda, le Burundi et l'Ouganda occupent les dernières places. En 2001, après 10 ans de prévention dans ces pays (et la fameuse "irresponsabilité" de l'Eglise catholique), le classement n'est plus le même et se passe de commentaire… (extrait copyright: le Grand Barnum)



Echec de la loi de compétence universelle?


On est en droit de se demander si l'échec patent de la fameuse loi qui permettait à la Belgique de juger le monde entier et traduire n'importe qui devant un tribunal qui se voulait universel n'est pas la cause d'une frustration profonde pour nos dignitaires.


Est-ce parce qu'ils ne pourront jamais juger Pinochet, Fujimori, Hissen Habre ou Kim Jong Il qu'ils se "vengent" sur un gars, un chef d'Etat je le rappelle, qui, de manière générale, prodigue un message d'Amour, d'Accueil et de Partage? En fait, ce ne serait peut être bien qu'une immense frustration qui rejailli aujourd'hui...


Je ne veux pas paraître naïf bien sur. Il y a des faits en sa défaveur... mais doit-il, pour être poliquement correct, être aussi progressiste que notre monde occidental? Pourquoi devrait-il, lui, renoncer à son éthique, à sa foi, en ses croyances? Est-ce parce qu'il pense différemment que nous devons le condamner? Au passage, même un criminel à droit à un avocat, la loi de compétence universelle admettait le débat contradictoire. Je ne vois au Parlement, ni au Sénat de représentant du Pape ou son avocat pour le défendre...


Ou PPC? Personne Politiquement Condamnable?


Autre mise en pespective et proposition d'une autre thèse.

Et si, aujourd'hui, dans le politiquement correct et les chiens de garde antiraciste, la seule religion criticable était la religion catholique?


Aujourd'hui, dans notre civilisation judeo-chrétienne, seuls le Pape et le clergé (catholique) peuvent sans risque de procès être critiqués. Aujourd'hui, les Catholiques ont à la limite tellement hontes de l'être qu'ils ne montent plus au créneau.

Je ne suis pas Catholique, je suis agnostique et je monte, moi, au créneau pour lutter contre cette espèce de débilitation de notre société. Ce n'est pas parce qu'il s'agit du Pape mais parce que condamner ce chef d'Etat et chef Religieux est d'une imbicilité crasse. Imaginez la scène (cène?), le Sénat vote une résolution pour Crime contre l'Humanité ... et après quoi? Sont-ils prêts à assumer jusqu'au bout leur logique? Va-t-on lancer un mandat d'arrêt international, transférer sa Sainteté au CPI de la Haye avec Milosevic? Le condamner à x années de prisons?

Imaginez maintenant que l'on remplace Pape par Imam, Ayatollah ou Grand Rabin et vous aurez toutes les associations gauchistes, anti-racistes sur le dos. Vous serez trainés en justice pour incitation à la haine raciale, racisme et encore bien d'autres choses. Rappelez-vous l'histoire des caricatures. Même si la justice les a acquitté, les dessinateurs et publicateurs ont bien été cités à comparaitre!


Corrolaire de la frustration du paragraphe précédent, le seul défouloir autorisé et politiquement correct : le Pape, la religion Catholique!


Priorité, Intelligence, Histoire et Instrumentalisation


Nos représentants, aujourd'hui, n'ont plus ni éthique, ni sens commun, ni sens des priorités.

Nous affrontons une grave crise économique et une crise de civilisation. Nos représentants, sensés être des personnes intelligentes semblent oublier l'essentiel.


Notre civilisation se vomit elle même, ne s'assume pas donc n'évolue pas. Dès lors, elle entre en décadence... corrollaire, elle ne prend pas position face à d'autres de peur d'être jugée raciste, colonialiste etc....

Assumer notre passé, pour vivre notre présent et transformer notre futur est la seule porte de sortie. Nous n'avons pas le choix que de d'accepter notre Histoire, notre Civilisation, la comprendre pour pouvoir avancer.

Ce ne sont pas les sottes repentances et condamnations d'un "ennemi" à terre qui nous grandirons. Le Pape n'a pas pour devoir d'être médecin, les médecins n'ont pas pour devoir d'être curé.


Notre société à consacré la séparation des pouvoirs, il est temps que le politique (avec une petit "p"... un tout tout petit "p") comprenne que ça s'applique à lui aussi! Que ce soit en matière de Justice comme en matière de Religion.


Je suis atteré de voir que sous l'impulsion de quelque gauchiste bobo, juste digne du maire communiste de Don Camillo, toute la classe politique se joigne à un hallali qui n'a aucune raison d'être, qui n'a aucune commune mesure avec les propos tenus et qui oublie tant de mettre en perspective que de comparer avec d'autres cas autrement graves.


Nous sommes dans une crise de Civilisation. Nous oublions qui nous sommes, nos origines et démolissons ce qui nous relie à notre passé, à notre culture. C'est une erreur très grave que celle-là. N'ayons pas peur de notre "originalité". Accepter l'autre, accepter une société multi-culturelle passe bien évidemment par le fait que notre culture continue à vivre et à être acceptée, que nos sociétés se reconnaissent elle-même et s'autorisent à vivre.


Ce n'est pas parce que les catholiques deviennent "minoritaires", sont un "courant historique" comparés à d'autre religions et civilisations que cela nous donne l'autorisation de les honnir, les vomir, se moquer etc.

vendredi 17 avril 2009

Ne votons plus "l'homme" mais le "thème"

Et si la solution à la particratie pouvait se trouver dans un mode de réflexion totalement distinct? Totalement différent?

Si on pensait "out of the box"? Si on faisait un parallèle entre "législature" et "projet"? Si un gouvernement devenait un Board de Direction, le Parlement un Conseil d'Administration, le Senat un Comité de Durabilité/Ethique et les électeurs "actionnaires"

Si... nous cessions simplement de voter pour... des gens ou des partis?
Si nous votions pour des idées (vous me direz que les hommes portent des idées... mais on reste alors dans la logique actuelle...)?

Comment procéder?

Temps 1. avant chaque élection, réunion du "Tiers Etat"

... les gueux quoi... nous... la population etc

But: établissement de listes... non.. pas de listes électorales ou de liste de personnes... Etablissment de liste de priorités, de "revendications", de sujets à solutionner durant la législatures qui suit.
Comment: par éléments, thème
  • le côter (niveau de priorité, criticité, impact),
  • le définir : établir des spécifications quoi. Qui soient "SMART" : Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalistes et definie dans le Temps
  • l'orienter : plutôt vers la "gauche", plutôt vers la "droite"

Delivrable: tout mettre dans un catalogue.

Temps 2: Vote

Au moment des élections, la population vote pour des thèmes, des sujets, de priorités, des orientations.

En effet, aujourd'hui plus personne ne lit les programmes des partis, plus personne ne sait ce qu'ils contiennent (ce qui fait qu'on leur donne parfois de mandats auxquels on ne s'attend pas vraiment, le meilleur exemple étant le séparatisme du CD&V, quasi le seul point du programme mis en avant après le 10 juin 2007 oubliant toute la partie socio-économique.)

But: le programme de la législature appartient au peuple, c'est lui qui décide de son avenir. Une élection est donne run mandat à faire quelque chose... pas un mandat libre de droit!

Delivrables: une liste délimitée de sujet, et l'orientation à prendre. On recommence à véritablement voter pour des idées, des plans, des orientations et non plus pour des personnes.

Temps 3: Sélection (et non plus élection!)

Les candidats remettent leurs CV à un organisme comme le SELOR. Le SELOR me semble bien non-politisé. Vu le nombre de fois où ces recommandations OBJECTIVES sont contournées sous des prétextes fallacieux, nous pouvons vraiment nous dire que ces recommandations sont réellement objectives et la sélection des personnes les plus compétentes mises en avant.

On sélectionne par poste les candidat(e)s les plus à même de les porter à bien :
le gouvernement.

Les candidat(e)s les plus compétents pour les contrôler, amender, suivre :le parlement.

Le Senat deviendrait une chambre de réflexion sur le long terme et vérifierait que l'on fasse de la politique "durable" (par exemple, obligation d'alimentation du Fond Argenté, limitation des mesures One shot etc)

Temps4: Législature et mise en oeuvre...

Les avantages de cette formule sont nombreux:
-fin du pouvoir des partis et des présidents de parti
-réintérressement de la population à la politique et au thèmes qui lui sont chers
-tout le monde à une chance de participer, de devenir "ministre", "parlementaire" ou "sénateur". Les places iront... aux plus compétents...
-On vote réellement pour un programme... plus fort, ce sont les citoyens qui établissent programmes, thèmes et orientations...
...

Bien sur... c'est utopique.. mais celà me semble une voie intéressante pour sortir de la particratie tout en conservant la démocratie...

jeudi 16 avril 2009

Juin 2009... comment exercer encore son droit démocratique?

Les élections Régionales et Européennes approchent... Nous avons demain à nouveau le droit de nous exprimer de manière démocratique.

D'aucun me connaissant sait que je ne trouve plus les élections organisées en Belgique comme étant démocratiques. Néanmoins, j'ai parfois la faiblesse de me dire que je bénéficie d'un droit dont tout le monde ne dispose pas... mais trente secondes après, je me dis que ce droit n'en est pas un, qu'il s'agit d'un devoir... mais non démocratique. Juste le devoir de valider des élections qui sont très loin d'être démocratique.

1. Composition des listes électorales...

Déjà en 2004, dans un article du Knack, Herman de Croo, futur ex-président de la Chambre, ancien ministre et dinosaure de la politique belge déclarait:



(...)Nous nous rappelons tous combien l'on a oeuvré pour l'abolition de ce (vilain) financement des partis, opaque et occulte. Plus de dons aux partis ! Finis les dîners de soutien ! Qu'advienne la pureté !

Et donc les pouvoirs publics devaient financer les partis.Je préside la Commission de contrôle. Et qu'y vois-je ? Certains partis employent 50 à 100 personnes, aux frais de la collectivité. Tout d'un coup, ces partis reçoivent un subside annuel d'un montant de 100, 120, 150 millions de francs (note : 1 € = 40,34 BEF)

Tout cela pour ne surtout pas être soumis à la tentation d'accepter l'argent des entreprises.

Et qui décide de l'allocation de tous ces moyens ?
La direction du parti ! Elle choisit les figures de proue, elle fait ou démolit qui elle veut.


Croyez-moi: en 1831, la Belgique comptait plus d'électeurs qu'aujourd'hui. En 1831 il y a avait à peu près 60.000 électeurs, tous des hommes de plus de 25 ans avec une certaine fortune.

Aujourd'hui, nous avons à peu près 400 électeurs - dans le meilleur des cas, 4.000. Ce sont les gens qui aujourd'hui, grâce aux moyens qu'ils ont reçus de l'état - donc de vous et moi - décident qui figure sur les listes électorales et à quelle place, et qui décident par conséquent qui sera élu.(...)

Interview de Herman De Croo, Président de la Chambre des représentants de Belgique, dans l'hebdomadaire Knack du 11 août 2004.


Aujourd'hui, les jeux sont faits avant même la moindre élection.

  • les présidents définissent qui a le droit de figurer sur les listes
  • selon la mathématique des règles électorales, on sait d'avance plus ou moins (à une ou deux places près selon les statistiques disponibles) qui aura un siège et qui n'en aura pas...
  • les présidents de partis "nomment" les ministres. Ceux ci peuvent être des personnes non-élues. Ce qui en soit n'est pas choquant, l'éxécutif n'est pas le législatif. Néanmoins, on peut parfois se poser la question de la capacité à être ministre... (exemple: ministre à 23 ans, ministre sans diplôme ou expérience etc)
  • les règles électorales, de subsidiation et de remboursement de dépenses électorales interdit de facto l'apparition de nouveaux partis...

Plus pervers encore, le passage au vote électronique interdit à un citoyen d'effectuer un vote nul... au mieux, vous pouvez faire un vote blanc. Le résultat n'est pas le même.. en effet, les votes blancs sont automatiquement attribués à la liste majoritaire.

Enfin... vous êtes obligés de voter... histoire de légitimer une élection qui n'est pas vraiment démocratique.

2. Je siège, moi non plus...

Auourd'hui, les élections Régionales, Européennes et Fédérales sont découplées. Déjà auparavant nous avions droit au cumul des mandats... aujourd'hui, vous êtes au Fédéral, élu au parlement ou au sénat, ou vous êtes ministre fédéral, président de parti, bourgmestre empêché et parlementaire... pas de soucis... vous pouvez encore vous présenter sur les listes Régionales et Européennes... sans fausse honte!

Cela s'appelle "tirer" la liste, "pousser" la liste, se "retrousser les manches pour le parti"... en clair, on se fiche ouvertement de votre gueule mais comme le ditsait Joelle Milquet dans une interview: "ce n'est pas de l'hypocrisie vu que je dis clairement que je ne siègerai pas"

Non, c'est sur, ce n'est pas hypocrite, mais tant qu'à ne pas siéger, il ne serait peut être pas utile d'occuper une place "en ordre utile", c'est à dire une place qui générera un mandat.

3. Fils et Filles de...

Je prends aujourd'hui connaissance d'un article de la Libre...
Un élu sur dix est fils ou fille d'un autre politique
Comme disait Pamina:

Soit sans doute le plus fort taux de reproduction génétique de l’intelligence et de la compétence, toutes professions confondues. Saluons la nature, qui est bien faite et nous permet ainsi dans le secret de l’isoloir, même si nous avons oublié nos lunettes et de nous informer des enjeux politiques, de cocher Wathelet(...), Michel(...), Ducarme(...), Daerden(...), Van Cauwenberghe(...), Collignon(...), Mathot(...), Defraigne(...), Lutgen(...), Lagendries(...), Clerfayt(...), Simonet(...)
Pour les (...) je vous suggère de les lire sur le blog de Pamina... ils valent leur pesant d'or.

Je ne dis pas qu'il est anormal que certains enfants pratiquent ou désirent pratiquer la profession de maman ou papa. Je pense même qu'il s'agit d'un magnifique homage e superbe reconnaissance. Je trouve juste que:
  • C'est quand même unique une telle hérédité dans les talents politiques et pas dans les autres professions
  • Certains ont fait la révolution pour empêcher la transmission héréditaires des charges officielles. La démocratie est sensée protéger du népotisme –le placement opportun des membres de la famille- en proposant sur des listes des candidats au suffrage universel. Là, nous nous trouvons avec 10% d’Elus fils d’Elus (au mieux...on atteint quand même 41,6% de "fils de" chez les ministres francophones!)
  • En rapport avec mon premier point, pour se retrouver en ordre et place utile, ou pour devenir ministre, il faut que l'on recoive le piston, blanc seing du président du parti. Bizarrement, certains "fils/filles de" le reçoivent à 19-25 ans alors que certains militants, capables et compétents n'auront jamais cette chance. Heureusement que Papa ou Maman ont assez de poids pour peser sur le président
4. Pratiques des élus...

Est-il utile de revenir sur les pratiques de nos élus, tout partis confondus?
Juste un rappel intéressant peut être:
-Les Logements Sociaux
-L'usage abusif des cartes essences
-Les cartes visa
-Scandales fiscaux divers... il faudra m'expliquer pourquoi le contribuable normal risque de ne pas s'en relever alors qu'un élu ne devra que régulariser l'impôt qu'il n'avait pas payé sans recevoir une amende.
-Les hopitaux volés qui retirent fort opportunément leurs plaintes
-Les consultations populaires dont on ne tient pas compte (les Récollets)
-Alors que les salaires de la populations sont mis à rudes épreuves, les élus conservent et augmentent rémunérations, défraiements, et autres facilités anti-chômage.
-Voyages somptuaires (california gates)
-Népotisme (vous connaissez les "non-procédures" de sélection du personnel du Parlement Wallon...dont la majorité sont des membres des familles de parlementaires ou de membres du personnel)
-Cumul de mandats
-Mise en place d'intercomunales d'intérêts très individuels
-...

Et quand des citoyens ou la presse s'en émeuvent, voici le genre de réponse que l'on entend:
Van Cauwenberghe (à propos du California Gate):
"ce voyage-ci est du même type que celui que le parlement wallon organise depuis 10 ans". Et le député wallon d'affirmer que "comme pour tous les autres voyages", une telle mission "cela apporte de la 'diplomatie parlementaire'. Nous avons été reçus au plus haut niveau dans tous les parlements. Les Flamands venaient de passer, les parlements se visitent les uns les autres".

José Happart (Caliornia Gate):
"(...)je n'ai pas l'habitude de considérer que les parlementaires sont redevables sur la place publique, devant des gens qui cherchent la confrontation", a-t-il lancé, avant de regretter l'anti-parlementarisme qui renaissait. "La machine s'est emballée. C'est les vacances de Pâques et il n'y avait rien à se mettre sous la dent. L'anti-parlementarisme latent a eu une occasion de revenir à la surface".

Le seul point sur lequel je parviens à être d'accord c'est concernant l'hypocrisie des autres parlementaires et présidents de parti qui ne se sont émus de la situation que parce que, pour une fois, celle-ci apparait dans la presse.

5. Un nouveau parti? Courant?

Nous l'avons vu au point 1... très difficile pour le sang neuf d'émerger, entre les "barons", les "filles/fils de" et les "people" (ex-journaliste entre autre), difficile de donner de la place "utile" à d'autres.

Alors... sur une nouvelle liste? Difficile avec les seuils élecoraux... sous 5% vous devrez tout financer vous même. Et plus vous êtes petits, moins vous recevez. Les partis sont financés par leur nombre d'électeurs... la machine s'alimente donc elle-même.. plus vous êtes gros, plus vous recevez de moyens pour "durer".
Donc, si en plus vous n'êtes pas connus, aucune chance d'émerger.

Et si vous êtes connus et compétents? Alors apparaît une autre pratique désagréable: reconnaître la compétence d'experts constitutionnels, d'économistes, de membre de la société civile mais ... les démolir (facile, il suffit de les traiter de populiste, poujadiste, extrémiste) dès qu'ils se piquent de se mêler de politique... surtout hors des structures traditionnelles...

Changer les règles du jeu...

La façon dont les liste sont établies doivent être revues. Je ne sais pas comment... mais il faut que les présidents perdent ce pouvoir absolu sur notre avenir. Il faut que de nouveaux partis puissent émerger et recevoir un financement pour pouvoir percer. On subsidie bien des entreprises en démarrage pour qu'elles survivent au moins le temps de prendre place sur le marché. On a connu plus mauvais usage des denier public non?

De même, la disparition du vote nul a capturé les votes des indécis qui sont forcés de voter blanc. Ou alors de voter pour l'un des extrêmes, mais qui n'apportera rien de bon. Il faudrait un sorte de "pré-scrutin" ou les listes seraient "validées". Par qui? Comment? Je ne sais pas, mais il faut quand même qu'un moment le citoyen puisse exprimer son ras le bol de certaines candidatures sans devoir pour autant voter extrême gauche-droite ou autre.

Autre pratique choquante, qui en partie empêche le sang neuf d'apparaitre et de s'exprimer, c'est cette espèce d'accumulation de candidatures à tous niveau, à toutes les assemblées...

Bien sûr, les grands stratèges des partis politiques assureront que "les autres" le font aussi et qu’à l’étranger, on pratique aussi ce genre d’ubiquité électorale. C’est regrettable. La règle devrait être celle-ci : on est candidat dans une seule assemblée; on siège là où on est élu. Et enfin, quand un ministre est candidat dans une autre assemblée que celle devant laquelle il est responsable, il démissionne.

Quant aux pratiques... ah... j'entends dire qu'il faut plus de règles... non, je ne le pense pas, il faut juste que les règles existantes soient appliquées et correctement appliquées. Il faut aussi que cesse cette pratique désagréable consistant à ce que dès que quelque chose est "illégal", le politique fasse tout pour modifier la loi pour rendre leur "magouille" légale.

Comment exercer notre droit démocratique?

Dès lors se pose la question... comment... Nous devons voter pour des listes sans sang neuf ou presque, quelque soit le parti...
Nous n'avons pas le choix car aucun autre parti ne parviens à émerger...
...
Alors... comment encore exercer notre droit démocratique... je ne sais pas... je m'inquiète... mais... ça ne change rien n'est pas?