mercredi 28 mai 2008

Le libre marché crée-t-il vraiment l'efficacité?

Pourquoi?

Deux trois petites choses me turlupinent sur ce sujet depuis longtemps... ça fait quelques mois que je pense écrire un "article" sur le sujet et je ne parviens pas à m'y mettre.


Quelques événements de ces derniers jours m'y ont décidé. Entre autre une correspondance avec d'autres jeunes de tendance libérale. Ils sont sympas, motivés, remuants, cultivés, ils connaissent la plupart des auteurs classiques (ou moins) partagent des tonnes d'idées. J'apprécie les échanges, mais tout libéral que je puisse être, j'ai envie de leur dire qu'il y a de la marge entre la théorie et la pratique. Qu'entre Adam Smith, Bastiat, Turgot, Hayek et le monde tel qu'il tourne, il y a de la marge.

Je ne suis pas prêt d'abandonner mes idées libérales car je suis convaincu que c'est une des meilleures manières de faire évoluer la société et l'homme. Que pour redistribuer, il faut créer. Que l'innovation, la qualité, le service n'ont jamais été le fort des économies collectivistes, socialistes ou communistes. Mais en revanche, je tiens à les tempérer et à leur dire pourquoi on ne peut vivre sans Etat et sans régulations... Je refuse d'etre aveugle sur les erreurs, errements du système. (s'il vous plait, nous parlons de libéralisme, pas de capitalisme...). J'ai bien l'intention d'écrire une série "d'articles" sur le sujet et voir comment on peut améliorer le système.

Ce que j'écris ici va à l'encontre de ce que les choses devraient être en situation de concurrence. Ces faits ont surement déjà été relevés par d'éminents économistes, débattu par des spécialistes... J'en parlerai aussi, si pas maintenant, plus tard dans les prolongations.

Soyez indulgents... ce n'est pas en deux pages que je vais pouvoir faire un résumé des théories économiques, de toutes mes pensées, réflexions.


Quelques événements...



- 21 des 27 pays membres de l'Union Européenne s'opposent à l'importation du poulet chloré...

- de fusions en rachat, les banques deviennent de plus en plus imposantes... et pourtant, au plus elles sont grosses, au moins les clients sont bien traités, au moins leur épargne est rémunérée...

- l'arrivée de Microsoft sur les machines IBM, la mise sous licence de son DOS, la création des PC-Compatible etc ont été salués à leur création. L'efficacité a fini par se muer en monopole...


Réflexions

1. Le libre marché et la mise en concurrence ne mènent-ils pas de facto, non à l'efficacité mais à la création d'oligopole sinon de monopole?

Un peu comme la démocratie mène semble-t-il à la particratie, les exemples de marché en libre concurrence nous montre la chose suivante.

Théorie

La théorie voudrait que la mise en concurrence de différents acteurs mène à l'efficacité. En effet, les sociétés en concurrence ont besoin de vivre. Pour vivre, elles ont besoin de répondre au besoins (suscités ou "inné") du client et ce au meilleur prix pour lui.

La concurrence est pure et parfaite quand

  • les concurrents sont nombreux (atomicité),
  • l'information parfaite (cad accessible à tous en même temps).
  • les produits homogènes (donc subsituable)
  • pas de barrière ni à l'entrée ni à la sortie
  • libre circulation des facteurs de production (capital, biens et travail)

Dans ce cas, les prix tendent à se rapprocher du coût marginal du produit.

Ceci devrait permettre de fournir trois types d'efficacité

  1. Efficacité sur les prix: les acteurs proposent des prix plus bas que les concurrents etc
  2. Efficacité des coûts: cette aspect prix passe par l'efficience du modèle de production, il y a donc une maîtrise des coûts.
  3. Efficacité dans l'innovation: un des "secret" du succès est la différentiation, celle-ci passe entre autre par de meilleurs produits ou des produits offrant une nouveauté, une plus value différente... et à moindre coût
  4. Efficacité de "choix": au plus ily a de concurrence, au plus il y a différentiacions donc au plus les choix pour le consommateurs sont nombreux.

Dans les faits...

Dans les faits, le libre marché et la concurrence ont mené à quelle situation?

Pour commencer, il faut signaler que toute société, toute entreprise est toujours soumise à la tentation de fuir la concurrence parfaite... si si... on veut le marché libre, la concurrence quand on entre sur le marché... mais après...

Différenciation...

La première action pour sortir de la concurrence pure, c'est la différentiation. Logique, c'ets la stratégie de base de toute entreprise. En différentiant, on tend à rendre les produits moins substituables, à les rendre unique. Cette "distortion" est à mon sens indispensable pour permettre au citoyen de faire des choix basés sur ses préférences propres.

The Winner takes it all...

Ensuite, il y a la mise en pratique du "Winner takes it all"... ou encore le remake de Highlander "il ne doit en rester qu'un".

C'est inhérent au système, quoiqu'en disent les théoriciens! Toute entreprise se doit de croître. La croissance passe soit :

  • par l'acquisition de nouveaux clients (marchés en croissance)
  • par la récupération des clients des concurrents (marché à maturité)
  • la création d'un nouveau marché (nouveau produit, nouveau besoin etc, lié au premier cas)
  • l'augmentation de ses prix...

On va donc observer qu'un marché, nouveau, va stimuler la concurrence. Peu d'acteurs, possibilité énorme, marché à conquérir.

La mise en concurrence va amener :

  • une baisse des prix & des coûts
  • une amélioration de la qualité
  • de l'innovation

Donc au fil du temps, la marché se saturant, on va commencer à piquer les clients du concurrent... le concurrent voit soit abandonner la partie, soit se faire racheter (sur le long terme) , ce qui revient à donner ses clients.

Le rachat peut se faire pour des raisons stratégiques (mieux couvrir un marché ou une zone géographique) ou tactique (baisser les coûts, offrir de meilleurs prix)

Et petit à petit... par faillites, par rachats... la concurrence va disparaître et le consommateur va se retrouver piégé dans une situation d'oligopole ou de monopole.

Exemples

Le secteur bancaire.

On constate depuis quelques années que ce marché est en consolidation permanente.

Il est d'ailleurs suprenant que cette consolidation ne cesse pas... en effet, à ce jour, aucune fusion bancaire n'a créé de valeur

  • ni pour les actionnaires qui ont souvent vu la valeur (boursière) de l'ensemble se retrouver à un niveau plus bas que la somme des ensembles séparés, et ce de manière plus que durable.
  • ni pour les employés. On suprime effectivement les postes doublons, les agences en doublons etc
  • ni pour les clients. Il suffit d'observer que les plus grands acteurs du marchés sont ceux qui rémunèrent le moins bien les comptes de leur client, diminution du nombre d'agences, fermeture des guichets...

En clair, la concurrence a fini par limiter la concurrence, donc l'innovation, la qualité et les prix. Heureusement, il y a encore de petits acteurs qui tentent de faire leur place et mènent donc des actions de guerrillas bien sympathiques. Il est donc temps que les clients se bougent pour réanimer la concurrence.

Le première limitation est donc que l'information a beau être parfaite, l'etre humain est paresseux, aime son confort et ses petites habitudes...

Le secteur des Systèmes d'Exploitation informatique.

La limitation N°1 est aussi parfaitement illustrée par le secteur informatique et l'histoire de Microsoft. Touut le monde en son temps à salué l'arrivée de MS-DOS, s'est extasié devant la mise à disposition de PC-Compatible.

On dira d'ailleurs ce qu'on veut, si Microsoft a réussi comme il l'a fait, ce n'est pas tant par la limitation de la concurrence que la mise à disposition d'un système performant pour l'usager moyen. On n'aime ou on n'aime pas, si Windows n'était pas arrivé, il n'y aurait pas la démocratisation de l'informatique personnelle que l'on connaît. Le seul concurrent à l'époque était Apple qui refusa de licencier son système d'exploitation.

Le système n'est certes pas parfait mais c'était et cela reste parmi les programmes les plus accessibles, les plus ergonomiques et je trouve souvent que l'on fait un mauvais procès à Microsoft.

Toujours est-il que d'autres systèmes existent, gratuits, ergonomiques aussi aujourd'hui mais le jeu de la concurrence tel qu'il a été conçu fait que Microsoft a fini par refinancer Apple pour conserver un "concurrent".

Pourtant le public a le choix. Encore une fois, la paresse, la méconnaissance du public limite par elle même la concurrence. C'est d'ailleurs le même public qui hurlera ensuite au monopole, à la position dominante.

Public, public, TU AS LE CHOIX... Si vous voulez de la concurrence, ce n'est bien évidemment pas à Microsoft a se rabaisser, à produire de la m***...

Il y a un moyen simple pour que Microsoft fasse des produits plus performants, innovants etc. Re-créez de la concurrence, allez voir ailleurs.

Les télécoms

D'aucuns démentent que la prise de position dominante n'est pas possible dans le cadre d'un marché mouvant ou l'innovation est reine. Pour eux, l'innovation est une clé qui va faire changer très rapidemment les parts de marchés des acteurs et donc conserver une vraie concurrence.

Et pourtant, on constate que le nombre d'acteurs fabriquant dans les télécoms diminuent d'année en année. Un modèle qui ne fonctionne pas, des coûts de R&D astronomiques est c'est l'entreprise qui se fait racheter, qui passe un alliance avec un concurrent, qui ferme boutique.

Et de facto, une fois de plus, la concurrence se limite de plus en plus. Ici, trop de concurrence a tué la concurrence. On travaille avec des marges tellement réduites que l'échec d'un modèle va tuer l'entreprise. C'est inhérent au modèle: en concurrence parfaite, les économistes vous diront tous que le prix tend vers le coût marginal... mais si vous ne vendez rien ou pas assez, le coût marginal est énorme et vous ne pouvez aligner votre prix sur le concurrent...

Le même phénomène est à l'oeuve au niveau des opérateurs. Consolidations permanentes, diminutions du nombre d'acteurs ...et pas toujours à l'avantage des clients.

2. L'Etre humain n'est pas fait pour vivre en concurrence pure et demande de l'encadrement alors?

La Législation...

Nos élus ont-ils si peu confiance dans leurs électeurs qu'ils finissent par décider ce qui est bon pour eux au dela de la simple sécurité? Le marché libre ne sert-il pas justement à laisser les gens choisir?

Le citoyen se plaint que l'on arrive à une société hygiéniste, truffée de lois et de règles en tout sens. Mais le citoyen en même temps ne demande souvent qu'à se faire "assister".

Reprenons l'exemple de Microsoft, le citoyen à le choix, pourtant il attend que la Commission Européenne sanctionne Microsoft.

Reprenons l'exemple des télécoms. L'ADSL était apparu depuis plus de deux ans que Belgacom continuait à promouvoir les lignes ISDN... Personnellement, on me propose un contrat, je demande du temps pour me renseigner. L'information existait, je me souviens qu'elle était accessible à tous et pourtant, après quelques temps, certains ont crié au scandale et qu'on devrait interdire ce genre de pratique.

Après ça, on ne doit pas s'étonner que les législateurs prennent les devants et décident de ce qui est bon pour nous. C'est ainsi que l'on se retrouve avec des questions comme "faut il autoriser le poulet chloré" et d'entendre des réflexions aussi stupides et crétines que

  • les poulets chlorés ne correspondent pas à la demande des consommateurs belges ou européens ou encore
  • Les Américains peuvent avoir le modèle alimentaire qu'ils veulent, on n'est pas obligé de le transférer en Europe et donc nous nous opposerons à cette idée

Alors de deux choses l'une, soit ce poulet chloré, dûment étiqueté, ne correspond pas à une demande, et dans ce cas que craint donc l'Europe? Les Américains retireront vite de notre marché un produit qu'ils ne parviennent pas à vendre. Soit, ce poulet a des vraies chances de s'imposer et dans ce cas la concurrence est bonne car elle nous permet d'innover, de proposer de meilleur produit etc.

Pourquoi cette peur? Leur poulet sera-t-il moins cher? La même expérience avec les OGM montrent que les OGM dûment étiqueté sont rapidemment retiré des rayons car ils ne se vendent pas.

L'être humain se plaint du carcan qu'on lui impose mais il ne semble pas prêt non plus à prendre les rennes de sa vie en main. Il attend de l'Etat, aide, guidance et support.

Pourtant

Le libéralisme à côté des quelques travers nécessitant des corrections et de la régulation comme cela a été mentionné dans ce petit article reste pour moi le meilleur des systèmes.

Je vous donne rendez vous au fil des semaines qui vont suivre pour tenter de vous montrer pourquoi.

En conclusion


La Concurrence pure et parfaite n'existe pas. C'est du essentiellement au comportement humain qui tend à dépenser l'énergie minimum, à conserver ces habitudes. C'est aussi inscrit dans les gênes même du libéralisme par le besoin de domination des entreprises.

LIMITATION N°1: La concurrence n'existe pas si les clients ne se servent pas de l'information réputée parfaite! Aucun théoricien ne met le doigt sur la paresse des clients, la psychologie du client, l'attitude "ça a toujours été comme ça". En bref, l'inertie de la clientèle limite la concurrence. Les clients doivent s'en prendre à eux même.

Corrollaire: la confiance illimitée que les libéraux mettent dans l'être humain semble mal placée...

LIMITATION N°2: Toute entreprise tend à fuir la concurrence pure. C'est d'ailleurs la base de la stratégie d'entreprise: la différenciation.

LIMITATION N°3: La différenciation amène de facto une entreprise à prendre l'ascendant sur les autres. Ce qui de facto mènera à un oligopole voire un monopole... trop de concurrence tue la concurrence.

LIMITATION N°4: La paresse de l'Etre humain oblige l'Etat à être interventioniste.

A nous de faire en sorte que l'Etat ne rèle pas l'entièreté de nos vies. A nous de faire en sorte que les imperfections libérales soient corrigées, que l'Etat serve de main invisible... mais sans exces.

Le Libéralisme, c'est aussi faire confiance à l'Etre humain, l'aider à grandir, à poser des choix, à évoluer, à se soucier de son prochain.

lundi 26 mai 2008

Chronique d'un drame annoncé...

C'est un peu choc comme formule, mais c'est néanmoins la seule chose qui me vient à l'esprit quand je pense à la catastrophe tout juste évitée à l'aéroport de Bruxelles National. Pour ceux qui ne sont pas au courant, l'aéroport international de Bruxelles comporte 3 pistes (en réalité 6 vu qu'elles sont utilisables en deux sens).

Les 07/25 D et G, longues de 3.630 mètres, et la 02/20 longue de 2.600 mètres.
La 02/20 est un piste légèrement un peu courte pour des avions chargés et en côte...

Signalons aussi qu'en règle générale un avion décole et atterrit face au vent, ça ce sont pour les préconisations logiques, techniques, de sécurité. Vu les vents dominants et les longueurs de pistes, on devrait utiliser de manière générale les pistes 07/25.
La 02/20 n'étant utilisée que de manière exceptionnelle, pour des raisons de vents dominants ou de sécurité. Le décor est posé, la dramatisation peut commencer.

Dimanche, un avion cargo n'a pas réussit à prendre son envol et s'est brisé en bout de piste. Plus de peur que de mal, des dégats techniques essentiellement, pas de mort ni de blessé. L'équipage est en état de choc, soulagement donc. (et pour rappel : en août 2006, un avion de Brussels Airlines, ayant décollé de la même piste 20 que l'avion de Kalitta, a failli s'écraser sur deux communes bruxelloises... )

D'un cas particulier...

Seulement voilà.. nous sommes en Belgique ou rien n'est jamais simple... et tout est toujours éminemment communautaire. Il se fait que les avions empruntant les pistes 07/25 ennuyaient prodigieusement nos voisins flamands (qui par ailleurs revendiquent l'aéroport comme flamand mais les nuisances comme internationales...) du Noordrand (situé au Nord de Bruxelles).

Ceux-ci ce sont installés dans ces communes ou a proximité de l'aéroport en connaissance de cause, c'est d'ailleurs pour ces raisons qu'ils ont payé leur acquisition moins chère. Seulement voilà.. passé ce stade, les avions, ça les emm***.

Un ministre bienveillant, du Noordrand(?), justement et comme par hasard, se retrouve en 2004 en charge du dossier "nuisances sonores". Je vous passe les péripéties "cadastre du bruit", réglementation fédérale / régionale bruxelloise / régionale flamande, toujours est-il que le ministre en question, Bert Anciaux, décide que tout le monde doit partager les nuisances internationales de l'aéroport flamand.

Le plan de "dispersion"

C'est ainsi, qu'au mépris de toutes les normes de sécurité, il établira un plan de décollage et d'aterrissage basé sur une "dispersion" des nuisances plutôt que sur des critères techniques de sécurité... je n'ai personnellement jamais entendu cela dans aucun aéroport au monde. Fi des normes de vents, des normes et recommandations internationales.

On va utiliser les 6 pistes, et faire décoller un peu vers le Noordrand. Moyennement vers Bruxelles (on ne fait que survoler en phase de décollage ou d'atterissag une ville de plus de 1 million d'habitants... inepte!). Rappellons à cet égard que 80-85% des accidents d'avions ont lieu dans ces phases là. Et encore moyennement vers l'Oostrand (est de Bruxelles, périphérie soumise à l'immonde tâche d'huile francophone).

Bigre, quand des considérations politiques priment sur la sécurité de millions de gens, il y a tout de même un vrai problème. D'autant plus que des solutions alternatives existent mais que l'on refuse d'en discuter!

Signalons aussi que ce n'est pas prêt de changer... le nouveau secrétaire d'Etat à la Mobilité en charge du dossier, Etienne Schouppe habite ... le Noordrand. Il a d'ailleurs déjà signalé dimanche, que "rien ne pouvait mettre en cause la piste de décollage et qu'il fallait attendre les résultats de l'enquête du parquet".

Est-il pourtant utile de signaler que la 02/20 n'a jamais suscité de demande depuis...1958!
Jusqu'à l'entrée en vigueur du « plan Anciaux » de dispersion des vols, en avril 2004, cette piste 20, secondaire et « de secours » ne servait pas au décollage, de jour.

Sa dangerosité a été pointée à trois reprises par le Conseil d'Etat. Et l'étude commandée par Biac au bureau AAC révèle que "l'utilisation de cette piste, au décollage, réduit dangereusement les marges de sécurité à Bruxelles National".

Quel piste alors?

Il me semble que la solution au problème des nuisances n'est pas extrêmement complexe... du moins, je ne pense pas qu'elle le soit ni ne doivent l'être.
  1. Intérêt des vols de nuits? A peu près nul. Les aéroports n'utilisent pas leur capacité maximum, on peut faire partir ces vols de jours.
  2. Ils vont délocaliser alors? Non, pas si on en fait une législation européenne. Rien ne peut justifier un vol de nuit sinon le transport d'un organe.
  3. Oui, mais la journée? Au lieu de distribuer des nuisances à tout le monde, pourquoi ne pas éviter les nuisances aux gens?
  • D'abord appliquer le règlement : le survol de Bruxelles est interdit. (raison de sécurité)
  • Application du système habituellement en vigueur : survol des zone les moins densément peuplée.
  • Ensuite, définir les cônes de survol (sécurité) et le bruit maximum admissible (nuisance)
  • Dans ces zones, interdiction de construire des logements.
  • On exproprie, on transforme ces zones soit en terrain agricole soit en terrain industriel.
  • Définition de zone secondaire où l'on renforcera les mesures en matière d'isolation.

Bien sur, ça risque de demander plus que 5 minutes de courage politique, mais est ce réellement infaisable?

Devoir de l'Etat

D'aucun le savent, je suis plutôt de tendance libérale. Je peux donc bêtement dire que les gens ont le choix de s'installer ici ou ailleurs en sachant qu'il y a un aéroport. Il n'en reste pas moins que la ville de Bruxelles était là avant l'aéroport. Dès lors, le politique à un devoir de protection (ce n'est pas du paternalisme ici!) envers la population.

Ce d'autant plus que nous vivons quand même dans un cadre franchement interventionniste :j'en reviens à la base... l'état passe son temps à intervenir dans nos vies, à vouloir notre bonheur à notre place, à nous déresponsabiliser (ceinture de sécurité, casque à vélo, méthodes de productions en tout genre (fromage, bière etc), interdiction de fumer etc etc), à nous assister.

Et là, alors même que l'Etat se devrait d'intervenir avec bon sens, dans l'intérêt des populations et pour la sécurité du plus grand nombre, on s'apperçoit que nos gouvernants agissent en fonction d'intérêts purement politiques. Les plans d'utilisation des pistes doivent être basés sur des critères de sécurité maximale et il faut laisser les techniciens les dessiner.

L'utilisation de prétexte communautaire et politique pour que ce soit un ministre qui définisse des routes aériennes et non des techniciens est un abérations qu'on ne doit, je pense, trouver qu'en Belgique.

Alors qu'une certaine Flandre presse le pays d'appliquer un arrêt du Conseil d'Etat (heuuu... BHV, ça vous parle?) elle ignore superbement 3 autres condamnations du même Conseil d'Etat (même si la matière est fédérale, les ministres ou secrétaires dEtat en charge on toujours été flamand, à l'exception notoire de la trop brève Isabelle Durant... qui en réformant s'ets vu retirer le dossier par un premier ministre... Flamand...).

Ceci devrait donner à réfléchir à plus d'un citoyen.

jeudi 22 mai 2008

Et une grève injustifiable de plus...

Et re-grève injustifiée... au TEC...
Donc, pour la région Hennuyère, on cumule... 10 mars, 4 avril, 7 mai... et 22 mai donc.
Si à la base, je ne prenais pas position c'est que cette grève et ses motifs pouvaient se comprendre (arrestation et mandat d'arrêt d'un chauffeur en légitime défense, deux poids-deux mesures par rapport au voyous).

Néanmoins, a la lecture des faits exacts, il n'y a pas photo: verdict grève injustifiée une fois de plus. L'agresseur à la base est le chauffeur. Le passager n'a pas laissé passer. Il s'est fait démolir.

Heureusement que pour protéger les chauffeurs, on a installé des caméras dans les bus. C'est aussi grâce à elles que l'on sait aujourd'hui ce qui s'est réellement passé.

Comme dit précédemment, les TEC sont parmis les transports en commun les plus sur d'Europe... les syndicats voudraient nous faire croire le contraire, on ne peut pas les laisser dire n'importe quoi.

mercredi 21 mai 2008

La SNCB et le financement du droit de grève...

Suite à l'article intéressant de Pourquoi Pas? sur la grève du mardi 20 mai, j'ai décidé de prolonger la réflexion de celui-ci plus avant.

Les raisons invoquées

Signalons d'abord que les demandes syndicales pourraient parraître sensées à plus d'un titre...

Ainsi, ils demandent une revalorisation, des primes en tout genre, des reconnaissances, augmentation du pouvoir d'achat, aménagements de fin de carrière etc. C'est vrai qu'il faut faire certaines choses, il ne faut pas se leurrer.

Notons quand même, que si on y regarde de plus près, la grande thématique réelle est celle du pouvoir d'achat. Problématique qui touche tout le monde.

Ce qu'on oublie de dire...

1. Proposition de la direction
D'abord que la direction a fait des propositions me semble-t-il constructives:
Elle leur offre, en termes de compensations, une augmentation des primes : + 10% pour la prime de productivité, même progression pour celle liée au travail de samedi et + 5% pour les prestations de nuit.

Dans le train des compensations financières, la SNCB revoit la valeur faciale des chèques-repas en l'augmentant de 70 centimes d'euros (ils passent de 4,80 € à 5,50 €)... soit un boni mensuel de 14€.

Pour le salaire, l'entreprise propose à ses agents une hausse en deux temps : + 320 € au 1er juillet 2008 (soit 11 pc du salaire moyen du cheminot) et une augmentation identique au 1er juillet 2009...

Qui, employé ou fonctionnaire, peut se targuer d'avoir reçu une augmentation de 11% (sans compter les 14€ mensuel de chèque repas en plus) cette année (et une garantie de recevoir autant l'année qui suit)??? Au passage, cela signifie aussi que le salaire moyen d'un cheminot est de 3000€ brut... (hors chèque repas, primes etc). Pardonnez moi, mais pour avoir travaillé dans les RH ce n'est pas ce que l'on qualifie habituellement de "petit salaire" ou "bas salaire".

2. Exigence de syndicats
Les syndicats EXIGENT 1.000€ d'augmentation brut... faites vos comptes...
Les syndicats réclament un aménagement des fins de carrières (je suis d'accord sur cette revendication couplée à l'acceptation des propositions actuelles de la direction)
Les syndicats refusent que l'on touche au 13 jours compensatoires de congés des fonctionnaires. (heuuu.. qui ici à 33 jours de congés garantis?)

3. "Bonne santé financière"
Ce qui ne me plait pas, c'est l'argumentaire utilisé pour justifier certaines demandes.
"Au vu des efforts de productivité consentis par les cheminots et vu la bonne situation financière de l'entreprise, la direction peut bien faire un effort" .

"1 % de la masse salariale, alors que la SNCB enregistre, pour la première fois depuis des lustres, des résultats positifs et une productivité en hausse de 32 % sur les cinq dernières années."

Soyons clair, que demandent-ils en réalité: du pouvoir d'achat, de l'argent.

Pour demander de l'argent, il faut en trouver. Où le trouve-t-ils? Dans les caisses de la SNCB! Regardez la bonne santé financière de la SNCB...

Mais... quel fut le prix à payer pour cette bonne santé financière? La SNCB n'est bénéficiaire que parce que l'ETAT BELGE, c'est à dire NOUS, chers concitoyens, a accepté de reprendre la dette de la SNCB à son compte... 7.4 Milliards d'euro... Il est évident que sans la charge d'une telle dette on obtient des résultats positifs et on peut prétendre à une "hausse" de la productivité...

Il est un peu facile donc de réclamer du pouvoir d'achat alors même que l'on grève le pouvoir d'achat de ces concitoyens en lui refilant une dette qu'il n'a jamais demandée!

4. Le pouvoir de la prise d'otage
Pour Henri-Jean Gathon, Professeur d'économie (gestion publique et économie des transports) à l'université de Liège (ULg) : "Les cheminots sont déconnectés de la réalité des finances publiques belges et feraient bien d'aller voir les barèmes dans d'autres secteurs du transport où il y a de la concurrence. Toute revendication salariale est toujours légitime, mais elle doit être équitable par rapport aux autres travailleurs. (...)
Tous les travailleurs du pays sont confrontés à une réduction du pouvoir d'achat. Mais il y a certains qui ont des bras de levier pour revendiquer plus que d'autres. La revalorisation des salaires des uns ne doit pas se faire au détriment des autres."

Comme je le mentionne en préambule, si le salaire moyen des cheminots est déà de 3.000€, ils parviennent déjà à se garantir deux hausses de 11% mais cela ne suffit pas et de degainer leur grève! Comment osent-ils? Comment osent-ils, a un pareil niveau de salaire, revendiquer une hausse de 33%?

De plus, ils ont, comme le souligne très bien le professeur Gatton, une arme d'une incroyable puissance dont ne dispose personne d'autre. Est ce pour cela qu'ils auraient droit à des revendications démesurées? J'appelle ça du chantage, un ultimatum ou encore une déclaration de guerre... guerre qui se solderait par un ras-le-bol généralisé de la population et une pression forte à la privatisation de la SNCB "par appartement".

5. Le moment de la grève
Prévue pour démarrer le lundi 19 mai à 22h et se terminer le mardi 20 mai à 22h.

J'avoue que ça m'a surpris sur le moment. Tiens, ni un lundi ni un vendredi... bizarre autant qu'étrange... Mais non! Les journaux nous apprennent que le rail est perturbé depuis le lundi matin car un nombre non négligeable de conducteurs ou accompagnateurs se sont fait porter pâles.

Ils s'organisent donc un week end prolongé comme d'habitude. On vous ennuie un jour de plus que prévu et le tout... au frais de la collectivité!!!

6. Le financement des syndicats cheminots
Ce qui est aussi outrant dans ces grèves SNCB, est la façon dont les syndicats cheminots sont financés...

Vous pensez donc qu'un syndicat, c'est alimenté uniquement par les primes des adhérents... Nenni! Pas à la SNCB! A la SNCB, la société co-finance une grande partie du budget des syndicats!

Or, l'argent de la SNCB, c'est l'argent qui vient des abonnements et de subsides publics...
Avouez que c'est piquant, votre abonnement, vos imôts qui financent un service sensé vous rendre mobile finance en fait aussi les gens qui décident que vous n'irez pas travailler certains jours...

De plus, n'oublions qu'une part du financement des syndicats vient en réalité de la collectivité! en effet, en chargeant les syndicats de distribuer les allocations de chômages, le gouvernement belge les finance aussi. A un tel point que l'on peut même se demander si les syndicats n'ont pas plus intérêt à défendre le chômage et les chômeurs que les travailleurs qui les financent. Comme il s'agit dès lors d'argent public, je ne comprends par ailleurs pas le manque de transparence avéré des syndicats...

Direction la privatisation & la personnalité juridique des syndicats

1. Privatisation
Il ne faut pas s'étonner que sur de telle base, on ne puisse plus parler de paix sociale ou d'intérêt public. Le personnel de la SNCB ne connait pas le sens de ces mots.

Chaque grève pour des motifs légers, chaque grève où l'usager se rend compte que les syndicats ne négocient pas mais imposent leur dictat (voir les propositions constructives et pécunières de la direction) sont des raisons supplémentaires pour que l'opinion publique réclament une privatisation du rail.

Moi même, j'ai toujours défendu que la Poste ou les Chemins de Fers doivent rester publics. Pour moi, il s'agit là de sociétés qui doivent travailler dans l'intérêt public. Ce qui signifie aussi que leur objectif est plus le bien commun que le bénéfice financier (ce qui n'exclut bien sur pas une bonne gestion!!!). La SNCB est importante, et le fait qu'elle soit subsidiée doit être conservé pour continuer à pratiquer des prix accessibles à tous et permettre à tous de se mouvoir!

Mais aujourd'hui, je regrette la ponctualité (savez vous par exemple que la vitesse commerciale n'est pas plus élevée qu'en 1940? Que pour certains tronçons on met plus de temsp aujourd'hui que 60? etc), je regrette l'attitude des cheminots et de leurs syndicats, je regrette qu'ils ne comprennent pas ce qu'est le bien commun. Je regrette qu'ils ne se comparent pas à d'autres avant de se plaindre.

Pour ces raisons de ponctualités, de grèves, de plaintes constantes, j'ai envie de faire privatiser cette société qui m'empêche plus souvent de travailler que de me rendre au travail.

2. Personnalité juridique aux syndicats
C'est aussi dans ces moments là que vous hurlez pour EXIGER que les syndicats soient enfin soumis aux lois, qu'ils soient une personne morale que l'on puisse traduire devant les tribunaux. Car enfin, nous, citoyens, employés, fonctionnaires, étudiants, patrons n'avons AUCUN recours contre les syndicats!

C'est inepte! Ils peuvent attaquer qui ils veulent en justice, et nous nous retrouvons contre du vent, du vide, sans personalités juridiques. Qui dit par ailleurs pas de personnalité juridique dit aussi arbitraire le plus complet! Dit: pas de compte à rendre! Dit: pas soumis au lois! Dit: pas de comptabilité...

Pourtant les syndicats font usage d'argent public! Il est donc temps qu'ils déclarent leurs sources de revenus... et leurs trésors de guerre planqués au Luxembourg.

Je veux pouvoir me retourner contre quelqu'un quand on m'interdit d'aller travailler (je reconnais le droit de grève alors que les syndicats nient, par leurs blocages ou piquets de grèves, le droit au travail et à travailler!).
Il est donc temps de leur donner une personnalité juridique et une soumission aux règles que tout citoyen respectable se doit de suivre.

Combats?
Messieurs de la SNCB et des syndicats.. je ne vous salue pas.

Vous avez de vrais combats à mener... en interne, pour vous moderniser, adapter vos discours, adapter vos revendications, vous adapter au monde d'aujourd'hui et revenir avec de vraies revendications...

Vous avez des combats à mener pour vous montrer digne de confiance. Que, quand une paix sociale est signée, elle soit respectée. Il y a trop de grèves sauvages et injustifiées (10 mars, 4 avril, 7 mai) qui vous décridibilisent. Et je ne vous parle même pas de l'armée des portés pâles pre-grève qui nous donnent déjà des airs de grèves alors même que le services est sensé être assuré.

Si vous menez ces combats, les gagnez et revenez avec un vrai message syndical, actuel et adapté au monde, vous regagnerez alors cette place que l'on appelle un partenaire social.

mardi 13 mai 2008

..Et BHV dans tout ça?

D'aucuns m'ont demandé "et BHV? Quoi? Tu n'en parles pas?".

Alors, ma réflexion sur BHV est simple :
"non événement politique ou institutionnel" car existant depuis plusieurs années déjà.

Je suis contre cette scission à cause du principe de l' "uti posseditis". Ce principe de droit international serait la base d'un futur Etat pouvant être reconnu comme Etat par les autres nations. Ma réponse est pas de scission sans élargissement de Bruxelles à son Hinterland économique.

"Tu possèderas ce que tu as possédé"

L'Uti Posseditis, en Francais : "tu posséderas comme tu as possédé".
En d'autres termes, une entité, lorsqu'elle devient indépendante, conserve le territoire qu'elle possédait auparavant. La communauté internationale est très attachée à ce principe, extrêmement stabilisateur – vous avez une prévisibilité totale des frontières –, même s'il peut être parfaitement injuste.

BHV est non seulement un arrondissement électoral pour la Chambre, le Sénat et le Parlement européen. BHV, c'est aussi l'arrondissement judiciaire de Bruxelles. Soit quatre techniques de "pont" qui enjambent la frontière linguistique et qui rendraient, dans le cas d'une éventuelle scission du pays, l'application de l'uti possidetis est plus difficile : on pourrait argumenter que l'existence de cet arrondissement hétéroclite atténue le caractère tranché et définitif des frontières linguistiques(pour plus de détails suivez le lien "uti posseditis")...

Une consultation pour définir son appartenance?

Et si nous acceptions cette scission? Après, si la Flandre se veut Nation indédpendante, il nous suffirait finalement de nous appuyer sur le principe "d'auto-détermination des peuples" et revendiquer un référundum dans les communes flamandes à majorité francophone et demander le rattachement à la Wallonie ou à Bruxelles. Il convient d'arrêter de rêver : le droit international est pour l'essentiel parfaitement insensible à ce genre de techniques même s'il consacre le "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes".

En réalité, ce principe a une portée extrêmement réduite et vise essentiellement des situations d'oppressions violentes ou l'aspiration à la décolonisation. Il ne serait en aucun cas applicable à la périphérie.

L'intérêt commun d'abord (plutot que "eigen volk eerst")

Alors, je plaide pour qu'il n'y ait pas de scission sans l'élargissement de Bruxelles!
Ceci serait réellement dans l'intérêt de toutes les communautés et non plus de quelques politiciens en mal de voix pour les prochaines régionales.

La représentativité flamande à Bruxelles
  • parité au gouvernement alors qu'ils ne représentent que 10-12%;
  • large sur-représentation au Parlement;
  • échevin garanti dans chaque commune;
  • obligation de bilinguisme des services.
s'en trouverait enfin justifiée.

Les tracasseries administratives des communes dites "à facilités" seraient gommées car celles-ci deviendraient de facto des entités bilingues à part entière. Ceci dans l'intérêt tant des francophones que des flamands.

Cette solution serait aussi une alternative pour le financement de Bruxelles. Tout le monde sait que Bruxelles est sous-financé et que les travailleurs "riches" de Bruxelles viennent de sa périphérie. Les impôts seraient donc collectés aussi chez les travailleurs qui vivent de Bruxelles. Ceci justifie l'incorporation de son Hinterland économique. Même restreint.

Celà éclairerait aussi sur la réalité des transferts Nord-Sud (je vous conseille à cet égard la lecture du blog de Pourquoi Pas?)... Dans la périphérie, flamande par la loi, n'oublions pas que vivent de nombreux, très nombreux francophones... Quand la Flandre revendique sa "richesse"... elle oublie souvent de mentionner la part des francophones dans cette richesse!

Et si, par ailleurs on retourne le raisonnement, on comprend aussi l'intérêt de la Flandre à étrangler Bruxelles sans pour autant l'annexer...

Une région à part entière

Pour que Bruxelles / Brussel / Brussels puisse jouer son rôle à part entière, il faut bouter hors de Bruxelles toutes les institutions qui n'ont rien à y faire!
Exit donc toutes les représentations de la Flandre Conquérante. On tolèrera une ambassade flamande. Pour le reste, les Flamands de Bruxelles (droit du sol oblige messieurs les Flamands) sont Bruxellois avant d'être flamands. A cet égard, je regretterai toujours que Jos Chabert (un Vlaamse Brusselaar) ait été remplacé par Brigitte Grouwels (une Vlaming... égarée dans Bruxelles).

La Flandre ne peut nier une Consitution qu'elle a modifié en son temps : Bruxelles est une Région à part entière. On n'installe pas la capitale d'une Région dans une autre! Je n'ai jamais entendu les francophones réclamer que leur capitale soit logée à Luxembourg, Paris, Lille ou Anvers. Il suffit! Si vous exiger le droit du sol, respectez les sol des autres.

Bruxelles est Ville, Agglomération, Région, Capitale Belge et Européenne. Il est d'ailleurs temps d'un peu moderniser tout cela et d'éliminer l'Agglomération au profit de la Région... élargie.

Au paragraphe précédent, je vous disais aussi qu'en renversant le raisonnement, on comprend l'intérêt qu'a la Flandre à ne pas "annexer" Bruxelles... Imaginez que la Flandre doive intégrer à son territoire la population la plus pauvre du Royaume et de, de plus, devoir incorporer une région de près d'un million de francophones! La Flandre Conquérante s'en verrait grandement diminuée...

La Flandre peut ainsi s'épurer économiquement et linguistiquement... lorsqu'on parle chiffres, cela embellit sérieusement le tableau ! La Flandre préférerait une région bruxelloise riche qui ne viennent pas assombrir le tableau d'une des plus riches régions d'Europe.(PourquoiPas?)

Enfin, on ne doit pas oublier que différentes études éclairent le rôle important de Bruxelles pour l'économie belge. Tant wallone que flamande. Nous tirons en réalité la majorité de nos ressources de Bruxelles, cette mal aimée abandonné des politiciens francophones, étranglées par les politiciens flamands. L'élargir serait reconnaître son rôle moteur dans notre économie, serait démontrer notre volonté de vivre ensemble, en paix et dans le respect de la culture de chacun. Bruxelles élargi se voudrait à nouveau l'exemple d'une Europe des peuples, dynamique et motrices sur tous les plans.

mercredi 7 mai 2008

Grève "Spontanée"...

Tiens, une fois n'est pas coutume, les dépôts hennuyers de la SNCB se sont mis en grève "spontanée"...

La Libre ose titrer "Grève sauvage à Charleroi" mais revient dans son article avec un mouvement spontané. Le Soir se contente d'un laconique "Grève Spontanée"...

Vous n'avez rien remarqué? Ils utilisent le mot grève "spontanée" et pas "suprise". Mais c'est vrai... à la SNCB ou les TEC en grève à Charleroi... est-ce encore vraiment une suprise?

Ah oui... j'oubliais de vous mentionner le motif officiellement publié dans la presse.
La découverte d'illégaux à l'origine de la grève de trains...

La police d'Ostende a interpellé mercredi, vers 3 heures, 11 illégaux en gare d'Ostende. Les sans-papiers sont d'origine algérienne. Lorsque le groupe a aperçu la police, l'un d'eux à couru sur les voies. La circulation des trains a alors dû être immédiatement interrompue. C'est la découverte de ces illégaux qui a poussé le personnel d'entretien à faire grève. Ce n'est pas la première fois que le personnel est confronté à la présence de plusieurs illégaux en pleine nuit. L'action du personnel est terminée.


Oui... l'action du personnel Ostendais s'est arrêtée. Sans impact sur le traffic par ailleurs... mais là dessus, les Carolo ont embrayé... Avouez, ils sont fortiches quand même pour nous trouver des motifs de grèves!

Et le récap habituel :
10 mars : grève SNCB, un controleur agresse un passager et se fait arrêter par la police. Les syndicats s'insurgent que l'on arrête la victime... mensonger, l'accompagnateur était l'agresseur!
04 avril : grève des TEC, un bus connaît un problème technique, des vitres se brisent. Les syndicats relaient une rumeur d'agression et de tirs de fusil... mensonger un fois de plus.
07 mai : grève SNCB Charleroi. On a découvert des illégaux à Ostende sur les voies... je n'ai toujours pas compris le lien d'ailleurs.

... hummmm... ben oui, ça fait bien une grève par mois. Allez, je fais madame Soleil: "ne prenez pas le train entre le 2 et le 12 juillet. Mal vous en prendrait, point de destination n'atteindrai.

vendredi 2 mai 2008

Et bien allez y! Créez donc une entreprise!

Les imposteur du travail...

Les destinataires de mon ire sont sans contexte le Parti Socialiste et les syndicats!
Alors donc, le problème chômage, c'est la faute aux patrons!

Si certains en ont maaaaaarre des parvenus au parti socialiste, moi j'en ai marre des abrutis, des conseilleurs non payeurs, des donneurs de leçons, des enragés de la taxation.

Alors, à nouveau, le premier mai a été l'occasion de mettre en accusation les patrons! Merci le PS, merci les syndicats!

Ainsi Rudi Demotte ne trouve rien de mieux à déclarer que les patrons et entreprises sont:

des "imposteurs du travail" à l'occasion du 1er mai fêté à Tournai. (monsieur Demotte visait directement l'UWE (union wallone des entreprises) qui se plaignait de l'inefficacité des services publics, le prix des soins de santé et de la FGTB qui ne jouerait pas le jeu de la concertation sociale.)

"Oui, les imposteurs du travail et je pèse mes mots. Ils veulent pour eux le paradis et l'amnistie fiscale mais exigent des contrôles renforcés pour les chômeurs. Ils veulent pour eux la richesse mais pour les autres un partage de la précarité".

Il a visé notamment le patronat accusé de vouloir toujours plus de précarité des travailleurs et des services publics affaiblis au nom de l'efficacité économique.

Selon M. Demotte, il faut oser dire la vérité: "la première cause du chômage en Wallonie, c'est, bien sûr, une création d'emploi insuffisante".



La différence entre un entrepreneur et un chômeur

Comment osez-vous monsieur Demotte me traîter d'imposteur du travail?
Je souhaite plus de contrôles des chômeurs? OUI, je souhaite plus de contrôles, non seulement sur les chômeurs, mais aussi sur l'argent prélevé à la collectivité!

Moi, monsieur Demotte, je ne gagne pas de l'argent public! Je crée de la richesse! Et c'est aussi grâce à cette richesse, monsieur Demotte, que nous pouvons financer les hordes des ministres, les cohortes de chômeurs (16% en Wallonie!), l'armée de fonctionnaires (25%!).

Alors oui, je ne souhaite pas, j'EXIGE un contrôle accru!

Et VOUS? Avez-vous créé une entreprise? Avez-vous créé un emploi sur vos deniers personnels? Avez-vous eu le culot de mettre votre maison en garantie? Et vous, au lieu de donner des leçons gestion au patron et au lieu de vous mettre en grève, combien d'entreprises avez vous créées? Combien d'emplois avez vous mis à la disposition des travailleurs? Quand donc appliquerez-vous vous-même vos grandes leçons de gestion?

J'en ai par dessus la tête que l'on mette les entrepreneurs de ce pays au pilori! Moi l'argent que je gagne monsieur Demotte, je ne le vole pas! Je ne le reçois pas en recevant un contrat par un ami ministre, bourgmestre, ou en devenant fonctionnaire au parlement Wallon (d'après votre ami José Happart, il suffit de faire partie de la famille, fi donc des processus de recrutement!).

Un ministre, un fonctionnaire monsieur Demotte CONSOMME du budget de l'Etat que l'indépendant, l'employé, l'entreprise alimente! Un peu de respect je vous prie pour les gens qui vous paient votre salaire!

Alors entre un parlementaire socialiste népotiste, entre un bourgmestre socialiste qui "arrange" les contraventions, entre vous et moi... QUI EST L'IMPOSTEUR DU TRAVAIL?

Moi? Moi qui aurai une pension inférieure à celle d'un chômeur qui n'aura jamais travaillé de sa vie? (oui, oui, vous pouvez contrôler, la pension d'un indépendant est inférieure à celle d'une personne n'ayant jamais ni travaillé ni cotisé...). C'est ça que vous appelez "vouloir toute la richesse et aux autres le partage de la précarité?"

Vous savez combien ça coûte de créer un emploi? Pour autant que je trouve le personnel qualifié? Et pourtant je le fais monsieur Demotte!

Et je ne vous parle pas que du coût financier. C'est toute l'organisation que nous devons mettre en place autour. Ce sont les tracasseries administratives (et je ne vous parle même pas du corps des fonctionnaires pour qui indépendant/entrepreneur = fraudeur)!

Défense de l'impôt

Car enfin, j'ai bien entendu le laïus hypocrite de votre président! Grâce à la sécurité sociale on ne paie que... pour un cancer, que .. pour ci...

Je défends aussi l'impôt monsieur Demotte, mais je défends un impôt JUSTE, bien géré, convenablement et raisonnablement distribué.

La vérité aurait été de dire : "nous pouvons vous offrir les même services de sécurité sociale en vous prélevant moins, mes chers concitoyens! " Pour cela, il faudra un peu de travail pour palier au gaspillage, népotisme, gabegie ou mauvaise gestion. Savez vous, par exemple, combien coûte la distribution des allocations de chômage par les syndicats monsieur Demotte?

La vérité aurait été de dire: "voyez vous, camarades, en Belgique, nous sommes des Copperfields. Nous sommes le pays le plus lourdement taxé au monde... mais aussi celui où les pensions sont les plus faibles! Ou le revenu de remplacement comme le chômage est le plus bas. Nous sommes le pays ou la fiscalité automobile rapporte six milliards d'euro mais où vos routes sont les plus pourries d'Europe. Ah oui, c'est juste, nous avons besoin de 800 millions d'euro pour les entretenir mais n'y affectons que 160.... Hein? Le reste des 6 milliards? Pfouit... envolés... c'est ça l'effet Copperfield."

La vérité aurait été d'oser dire aux gens que pour 100 euro qu'ils dépensent, 20 le sont non pour le produit mais pour l'Etat! Et que pour recevoir ces 100... ils ont du percevoir un brut de 170 à 200! Et que par dessus cela, il y a encore les coûts pour le patron qui fait que le coût de ces 80€ (100-20) sont en réalité de 270 à 300€ pour la société!

La vérité monsieur Demotte, c'est de dire aux gens qui héritent de tiers de 100€ qu'il doivent 80€ à l'Etat comme taxe sur la mort! Alors monsieur Demotte? QUI VEUT LA RICHESSE DES AUTRES?

La vérité aurait été de dire, monsieur Demotte, que la précarité, on évite d'en accuser les gens qui travaillent et paient des impôts quand on touche dans les 200.000€ par an quasi net d'impôts. Et quand en sus de ce salaire, on est nourri et blanchi par la communauté. Non monsieur Demotte, on ne permet pas!

Services publics "affaiblis"?

Comment osez vous dire "des services publics affaiblis au nom de l'efficacité économique" alors même que la Belgique est un des pays avec le nombre de fonctionnaires le plus important par habitant!

Si nous ne remplacions qu'un fonctionnaire sur trois, monsieur Demotte, il nous faudrait 25 ans pour arriver à la moyenne européenne! Ca c'est la vérité! Comment avec un tel corps de fonctionnaires pouvons nous effectivement faire preuve d'autant d'innefficacité!

Comment osez vous mentir aussi délibéremment à nos concitoyens. Regarder donc les pays nordiques que vous vantez tant! Sont-ils mal géré? Non, pourtant, étrangement, le nombre de fonctionnaire par habitant est largement inférieur au nôtre.

Les USA, leur IRS (administration fiscale) fait, je pense 30.000 personnes... en Belgique nous en avons ...28.000! L'impôt est-il moins bien collecté aux états unis?

Nous avons 60 ministres et secrétaire d'Etat... il en faudrait 360 à la France alors pour être bien gérée?

Je suis en colère!

Alors maintenant je suis en colère! Me faire traiter "d'Imposteur du travail", moi qui ne compte ni mes journées, ni mes heures. Moi qui paie des impôts à qui mieux mieux. Moi qui m'efforce de créer de l'emploi. Je pense à tous les indépendants qui se lève le matin, tous ces employés qui bravent les matins pluvieux et frisquet pour faire tourner ce pays, produire une richesse qui est honteusement prélevée et lamentablement gérée.

Nous nous faisons insulter par le numéro deux d'un parti qui, ne l'oublions pas, a trempé dans toutes les affaires, les magouilles des 30 dernières années, ça me met en colère.

CE NE SONT PAS LES HOMMES POLITIQUES QUI CREENT DE L'EMPLOI RUDI!

Où passe donc l'argent que vous prélevez sur le travail, sur les salaires? Où passe l'argent récolté en TVA?

Moi un imposteur du travail? J'ose espérer que vous allez faire amende honorable et vous excuser auprès des classes laborieuses de ce pays.