mercredi 23 avril 2008

De Gucht, le Congo, les droits de l'homme... et le R.O.I...

La presse fait ses grands titres des discours musclés de Karel De Gucht, notre belge ministre des affaires étrangères.

En effet, en visite à Kinshasa, il a tenu un discours "vérité", un discours sans langue de bois. Et pour cela, je ne peux que l'applaudir!

Le Congo a donc tous les atouts pour devenir un pays prospère capable de
réaliser en toute autonomie ses propres objectifs. Mais il faut pour cela que le
pays remplisse certaines conditions. Karel De Gucht en a rappelé les termes. Le
partenariat que la Belgique propose à la RDC repose sur les principes clairs de
bonne gouvernance : priorité à la lutte contre la corruption, l'amélioration de
la gestion, la planification, la transparence et la sécurité juridique. "Ce
n'était pas possible pendant la guerre ou la transition, a concédé le ministre.
C'est possible maintenant, plus d'un an après la mise en place des institutions
démocratiques
."

Pour être bien compris par tous, De Gucht s'est montré plus
clair encore : "La bonne gouvernance, cela signifie s'attaquer aux privilèges
fabuleux de certains(1). Il faut s'attendre à une farouche résistance de tous ceux
qui n'hésitent pas à sacrifier le bien-être de la population pour leur
enrichissement personnel. Ce combat n'est possible qu'avec la pleine adhésion de
nos interlocuteurs congolais. Adhésion qui doit maintenant se manifester en
paroles et en actes
", a martelé Karel De Gucht.

(1) Un seul exemple de privilège de la classe politique suffit à comprendre le désarroi des Congolais : les 500 parlementaires ont reçu récemment un splendide 4X4 estimé à 40000 dollars. Certains ont fait le calcul : pour se l'offrir, un Congolais moyen devrait travailler cent ans! (source: La Libre Belgique)


Trop souvent, nous, citoyens, reprochons la langue de bois de nos ministres, manifestons notre incompréhension quand à l'attitude de nos gouvernants face à des régimes peu démocratiques. Alors, ce language direct, clair, franc et public ne peut qu'être salué.

De la parole aux actes

Alors, je salue, chapeau bas. C'est rare que je ressente un tel sentiment de respect envers un ministre. J'apprécie que le temps des courbettes mobutistes soient enfin dépassés. Mais je souhaite, dans un même temps, que nous soyons conséquents jusqu'au bout.

Sans amélioration, arrêt complet de l'aide financière à ce pays (ainsi qu'aux autres dans le même cas). Il y a, me semble-t-il, d'autre pays, plus démocratiques, plus respectueux qui ont aussi besoin d'aide...

Aaaah... mais juste.. ils n'ont peut être pas de cobalt, de cuivre, d'uranium, de diamant...

Les corrompus... et les autres...

Car il n'y a pas que les 'dignitaires' du régime congolais qui profitent des mânes de l'aide financières... les pays "donateurs" sont tout aussi intéressé par le "Return On Investment" (ROI, Retour sur Investissement) qu'ils peuvent en faire.

Disons le tout net, si aujourd'hui monsieur Kabila se sent si fort, c'est aussi parce que tout le monde se presse chez lui (Chine entre autre) et que tous ne sont pas aussi regardant aux droits de l'homme que notre ami Karel.

Ce qui rend ce language franc et direct d'autant plus appréciable! Même si d'aucuns m'objecteront que nous avons déjà perdu la région et que nous n'avons rien à perdre. Et bien tant mieux. Cette région, ce pays ne nous appartient pas, il appartient au congolais. Dire le contraire serait du néo-colonialisme. Et pour eux, j'espère que les paroles de De Gucht porteront leurs fruits.

Mon espoir c'est que l' on joue le jeu jusqu'au bout et que l'on applique des sanctions, que l'on redirige l'aide... Que l'on ne limite pas cette franchise au Congo non plus...

Ne serait-ce pas le cas sans une amélioration de la bonne gouvernance, malgré ce discours, malgré la conccurence chinoise, je ne pourrais m'empêcher de penser que ce n'est que poudre aux yeux pour contenter une opinion publique en quête de bonne conscience.

SI cette aide devait continuer en connaissance de cause (preuve que la corruption se perpétue, que les droits humains continuent à être baffoués ...), il ne s'agirait plus d'aide mais de corruption d'un appareil d'Etat vu que l'argent serait donné en attendant un Retour Sur Investissements (ROI) par le biais de plantureux contrats d'exploitation...

Mais là.. je boude notre plaisir à tous... Karel a fait fi du politiquement correct, de la langue de bois et des courbettes... alors quand même ...Merci Karel.

mardi 22 avril 2008

On a voulu faire des cadeaux?

Et voilà qu'on va continuer à se ridiculiser...

Le Soir nous apprend ainsi que le Sieur Chastel, non content d'à peine annoner le Néérlandais, présente de sérieuses lacunes Anglais...


Un comble pour un Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères. Décidemment, il n'y a pas qu'Elio qui fait des choix pour le moins étranges. Gageons que le PS ne va pas louper le coche et va monter en épingle les plaintes de nos diplomates: "Quelqu’un avec une telle fonction qui ne parle pas et comprend à peine l’anglais, c’est très difficile"

Aaaah, la douce culture politique de la compétence...

lundi 21 avril 2008

Vanhengel et Smet, "Flamands de service"

... ce n'est pas de moi, c'est Eric Van Rompuy qui l'affirme.

Dans un article réagissant à la création de la fédération Wallonie-Bruxelles (ah, la tuyauterie institutionnelle belge... et la prise de pouvoir rampante par le PS, soit soulignée au passage), il qualifie ses collègues bruxellois de "Flamands de Service" et de "plus faibles représentants flamands dans le gouvernement bruxellois depuis vingt ans". Outre le caractère irrespectueux de ses propos envers ces confrères, une fois de plus, le message nationaliste flamand transparait plein de ses approximations...

Quelques autres morceaux choisis...

"Nous sommes-nous battus pendant des décennies en faveur de garanties constitutionnelles dans les institutions bruxelloises pour les voir maintenant s'évaporer dans Wallo-Brux? "

Réaction : Cher Eric, sais-tu que:

  • les facilités sont garanties et "bétonnées" dans la Constitution?
  • Que les Francophones de la périphérie se battent depuis plus de 20 ans pour voir ces "garanties" respectées par les Flamands?
  • Que cette même Constitution est foulée aux pieds par une Flandre conquérante, complexée et extrémiste?
  • Dans des communes à facilités ou les Francophones représentent 80% de la population, il est interdit au conseil communal de s'exprimer en français!
  • Les documents sont toujours d'abord envoyés en .. Néérlandais. Les Francophones devant systématiquement émettre la demande de documents en français!
  • Aucune représentation francophone n'est garantie!
  • Dans ces communes, on ne peut que faire subsidier une association par une instance étrangère (Française, Britannique, Allemande...)? Qu'il est INTERDIT à la Communauté Francaise de Belgique de financer des associations, bibliothèques etc?
  • Ces mêmes communes prétendent que le règlement communal prévaut sur la Constitution!
Alors qu'à Bruxelles:

  • Les Flamands représentent 10% (chiffre à confirmer) de la population.
  • Ont obtenu la parité de représentation au gouvernement Bruxellois
  • Ont une échevin garanti dans toute commune bruxelloise
  • Ont obtenu que les 19 communes de l'agglomération bruxelloise aient un statut bilingue obligatoire
Alors monsieur le Député Régional... comment osez vous prétendre que ce projet est une "mainmise francophone sur Bruxelles" alors même que la Flandre:

  • Au mépris du droit du sol dont elle est le chantre s'est permise de faire sa capitale régionale ..hors de sa région! En annexant Bruxelles qui n'est pas une ville située sur le territoire Flamand mais est enclavée dans ce territoire!
  • au mépris du droit du sol, a installé ces instances régionales : parlement flamand, communauté flamande, gouvernement flamand. Est ce que le gouvernement Belge s'est installé à Paris?

Je rajoute à cela que les Francophones ne sont pas condamnés par:

  • La Cour de Justice Européenne
  • La Commission Européenne
  • La Cour des Droits de l'Homme
  • L'ONU

pour discriminations diverses et dénis de démocratie. Qu'une fois de plus, la Commussion Européenne vient d'envoyer un émissaire pour comprendre pourquoi trois bourgmestres démocratiquement élu ne sont toujours pas confirmés dans leurs fonctions par leur autorité de tutelle!

Et vous vous permettez de donner des leçon de démocratie quand le monde entier commence à s'inquiéter sérieusement de la dérive nationaliste extrémiste flamande?

Bruxelles = Ville Région

Vous considérez, Monsieur le Député dépité que cela signifie pour "Bruxelles la fin de son statut de capitale des deux communautés."

Mais... Monsieur le Député, Bruxelles est la Capitale de l'Europe... la Capitale de la Belgique. Et n'appartient pas à l'une ou l'autre communauté, elle est Région par elle même et se gouverne elle-même! Il n'est nulle question que l'une ou l'autre communauté dirige cette ville-région! Bruxelles est avant tout aux Bruxellois! Nous devons à tout prix éviter le syndrome de Washington DC!

Me permettez vous aussi de vous rappeler que la Région Bruxelloise est reconnue par la Constitution? Ah... mais c'est vrai, en Flandre, fi des hiérarchies des normes, le règlement communal prévaut, symbole même d'un refermement toujours plus fort sur soi...

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et j'aurais encore pu vous parler du fait qu'outre la haine des francophones, il semble que le séparatisme intra-flandrien soit en train de naitre : nous avons donc flamands de service, souvenons de l'insulte faite à de Croo 'pas flamand, trop belgicain'... apparait ainsi une gradation dans les castes flamandes qui doivent aller, j'imagine, de Bon Flamand à Traitre à la Nation... Attention, l'épuration n'est jamais loin avec ces gens là. Vous ne serez jamais assez flamands à leurs yeux. Courage, la Wallonie est une terre d'accueuil... elle.

mardi 15 avril 2008

Leterme et le Capitalisme Rhénan

Les propos de Leterme

Ainsi notre Premier Ministre plaide pour une prise de distance du modèle Anglo-Saxon et un retour à une Europe plus sociale, un retour au Capitalisme Rhénan (aussi connu sous le nom d'Ordo-Libéralisme)... "Dans une conversation avec la presse, le nouveau premier ministre belge a cité lundi en exemple le modèle rhénan de l'économie sociale de marché"

Sait-il, mon ami Leterme que cela signifie pour la Belgique d'accepter... plus de libéralisme?
De plus en plus, il me semble qu'on confond les termes, qu'on utilise des mots dont on ne maîtrise pas le sens, les contraintes, les règles (par exemple l'apologie de la "flexicurité", modèle "scandinave"...)

Ce qui m'inquiète plus, c'est que l'article en question n'explique pas pour les lecteurs ce que ça signifie. Du coup, la compréhension des lecteurs s'en trouve polluée. Je ne prétends pas mieux savoir ou être mieux éduqué, il me semble néanmoins que tout le monde n'est pas économiste. Le fait de dire "une Europe plus sociale" fait indéniablement penser à une orientation plus socialiste, plus collectiviste que le modèle que nous appliquons aujourd'hui... Or, difficile de l'être beaucoup plus en Europe et en Belgique encore moins.

Or, ce que ça signifie, pour la Belgique, c'est s'autoriser à plus de Libéralisme...

Ordolibéralisme

Rappelons peut-être ce qu'est le Capitalisme Rhénan

L'ordolibéralisme, ou"modèle rhénan" ou "économie sociale de marché", est d'abord, comme son nom l'indique, un libéralisme.

Il prône la liberté économique, faisant confiance aux initiatives individuelles et aux mécanismes du marché et s'opposant donc à toutes les formes de socialisme et de dirigisme.

C'est aussi un libéralisme du XXe siècle, se démarquant volontairement et systématiquement du paléo-libéralisme du XVIIIe et du XIXe siècles, c'est à dire du « laissez-faire » et des conséquences économiques, sociales et politiques négatives d'une liberté sans règles ni limites.

Il ne s'agit donc pas du capitalisme débridé, de l'ultra-libéralisme dénoncé par un Parti Socialiste en mal d'électeurs mais bien de la compréhension que le bien être de tous passe d'abord par la création de valeur. Par l'acceptation que cette création de valeur n'est pas effectuée par l'Etat mais par l'initiative individuelle, l'entreprenariat, le travail. Cette valeur permet ensuite à l'Humain de s'émanciper, à l'Etat d'organiser et distribuer une partie de manière équitable pour le bien de tous. (pour les détails vous pouvez vous référer au site wikiberal)

Les implications pour la Belgique...

Le problème en Belgique est que l'intangible ce sont les droits acquis et les dépenses de l'Etat. Donc la redistribution. Si l'activité diminue, si la base de la richesse se retrécit, il faut dès lors ponctionner plus... donc décourager l'entreprenariat et le travail quand on passe un certain seuil d'impôts et taxes.

Le variable de l'équation étant représentée par les prélèvements. Ce pillage des richesses générées mène à la paupérisation de l'économie. Les allemands l'ont bien compris.

Qu'on fait les Allemands, en collaboration d'ailleurs avec les partenaires sociaux? Donc avec les syndicats qui ne sont pas aussi braqués et obtus en Allemagne qu'ils le sont en Belgique ou en France. Syndicats qui n'ont pas à la bouche que les mots "droits acquis", "patrons voleurs", "pré-pensions".

En 2003, leur économie entre en récession (en cause: la réunification, les rigidité structurelles du système et l'impréparation aux nouveaux défis)
... nous sommes en 2008... 5 ans plus tard. Au prix de certains sacrifices, l'Allemagne a repris son destin en main, a accepté que le bien être de tous passait par la création de richesse avant de pouvoir la resdistribuer.

Pour faire survivre leur système le "Soziale Markwirtshaft" (économie sociale de marché) ils l'ont transformé. Ce pour que cette ponction et redistribution redeviennent équitables, que les partenaires sociaux redeviennent des partenaires et un peu moins des ennemis.

Ainsi, ils vont réformer:

  • le fonctionnement de l'agence fédérale pour l'emploi en facilitant l'intérim et les petits emplois à charges fiscales et sociales réduites. Incitation aux chômeurs à trouver de l'emploi.
  • réforme du système de conventions collectives pour augmenter la liberté de passer des accords par entreprise
  • diminution de la bureaucratie, freins à l'économie des PME et à leur développement
  • ouverture à la concurrencedesservices publics en réseau
  • réforme de la fiscalité et des charges sociales. Diminution des prélèvements sur le travail.
  • réforme des temps de travail sans compensation salariale

Bien sur, les Allemands on compris que la diminution des prélèvements impliquait aussi... une diminution des charges!

  • réforme de l'assurance veillesse
  • limitation des droits de chômage
  • diminution des dépenses "somptuaires" de l'Etat
Les partenaires sociaux ne sont pas resté en reste, ils ont augmenté le temps de travail, diminué les salaires, augmenté la productivité, repris le contrôle de leurs entreprises (VW par exemple), réformé leur système de retraite...

Je note à côté de ça que c'ets un des pays européens qui a conservé le contrôle de ses entreprises et qui a conservé une industrie lourde... mais portée sur l'innovation.

Bref... autant de leçons que devrait tirer le gouvernement belge. Il faut diminuer la pression fiscale, et en parallèlle réformr le système pour qu'il coûte moins cher! Donc, accepter de limiter les dépenses de l'Etat, limiter certains "droits acquis".

Ma conclusion personnelle

Le système que les Socialistes dénoncent aujourd'hui n'existe pas! Aujourd'hui, la Belgique est encore dans une économie socialiste, collectiviste, à la limite de la planification quinquénale! Le niveau de prélèvements est digne des plus magnifiques système communistes.

Le message de Leterme, s'il le comprend lui même, est donc une initiative pour sortir de ce système féodal socialiste.

J'espère que le PPE et monsieur Leterme ont bien compris la portée des paroles qui ont été prononcées. Car dans ce cas, nous pouvons peut être reprendre espoir en Belgique. Nous pouvons avoir l'espoir d'une vraie réforme fiscale, couplée à une diminution des dépenses, la relance de l'initiative individuelle, la récompense de l'effort et du travail.
  • diminution d'impôts (une flat tax?),
  • couplée à une simplification fiscale;
  • assouplissement des règlements sur le travail, l'engagement, le licenciement, la flexibilité;
  • persévérer dans la ligne de la simplification administrative;
  • limitations des droits acquis (pré-pension, nominations...);
  • limitation des dépenses de l'Etat (ramener le cadre de fonctionnaire à le moyenne européenne, disparition des provinces, ...);
  • limitations des règles bureaucratiques ineptes telles le paiement des allocations de chômage par les syndicats...

Il faut aussi que l'on perde cette habitude de laisser partir nos fleurons à l'étranger sous prétexte de "mondialisation", que le marché est "européen" . Pourquoi une entreprise européenne ne pourrait-elle pas être dirigée depuis la Belgique?

Enfin, celà implique non seulement un effort de notre gouvernement mais aussi que nos partenaires sociaux quittent leurs tranchées pour redevenir des partenaires et un peu moins des ennemis.

lundi 14 avril 2008

Cynisme Fiscal...

Dépêche Belga de ce matin...
Les illégaux doivent aussi remplir une déclaration fiscale

(Belga) Les personnes en séjour illégal en Belgique doivent payer des impôts. Toute personne habitant sur le sol belge doit en effet remettre une déclaration fiscale.

"Cela peut sembler étrange mais pour le fisc, cette situation est tout à fait normale", commente Luc De Greef, expert dans le domaine de l'impôt des personnes physiques. "Tous ceux qui habitent réellement en Belgique -que ce soit de manière légale ou non- sont soumis à l'impôt. Il est plus que probable que ces personnes ne disposent d'aucun ou de très faibles revenus et qu'elles ne devront donc pas payer d'impôts. Mais la déclaration n'en est pas moins obligatoire". (NLE)


Avouez... c'est génial non? Vous n'existez pas, vous n'avez pas le droit aux prestations sociales, vous n'avez pas le droit de rester, vous n'avez en fait pas le droit d'exister sur notre territoire ... MAIS... vous DEVEZ payer l'impôt... c'est d'un cynisme... mais ça décrit bien le type d'Etat dans lequel nous nous trouvons... toute personne n'a en fait qu'un droit: payer des impôts.

vendredi 11 avril 2008

...s'il n'y avait que l'ISOC...

J'ai récemment reçu un document où l'auteur s'offusquait de ce que le taux d'impôts des sociétés (ISOC) diminuait, qu'en plus on avait mis en place le système des intérêts notionnels pour encore baisser le taux réel...

Jalousie, Jalousie...


Entrepreneur moi même, ce genre de raisonnement geignard m'énèrve, m'outre, me fatigue. Pour rappel, nous créons la richesse d'un pays, nous fournissons de l'emploi, nous ne comptons pas nos heures... mais sommes critiqués dès que possible. Que penser alors que dans ce même pays d'à peine dix millions d'habitants, nous nous permettions d'avoir une pléthorique armée de fonctionnaires : 820.000 fonctionnaires...

Savez vous que pour rejoindre la moyenne européenne du taux de fonctionnaires, en en remplaçant 1 sur 3 départs à la retraire, il nous faudrait 25 ans pour qu'on rejoigne cette moyenne?

Ce ne serait pas si grave si au moins les fonctionnaires comprenaient l'importance des entrepreneurs... mais non, de récentes études montres qu'environ 60% des fonctionnaires ont un a priori négatif sur le "privé"...

Et pourtant...

Pourtant, moi cette année, je n'ai pas changé le salaire que je reçois de mon entreprise... même pas indexé.
Néanmoins, mes cotisations sociales ont augmenté de 8.1%...
Mon précompte professionel pour le premier trimestre de cette année est de 7.8% supérieur à l'an dernier...

Réforme fiscale vous avez dit? Je paie plus pour le même montant... qui vaut moins avec l'inflation!

Ca, se sont des chiffres, ce n'est pas contestable! Que l'on vienne encore me parler de "réforme fiscale"!

Mais il y aussi l'ISOC... et ses copains...

Alors, l'ISOC, c'est une chose. C'est vrai que grâce aux intérêts notionnels, on diminue légèrement le taux réels d'imposition de notre société. C'est bien utile pour mettre en réserve. Je ne me suis pas octroyer d'augmentation cette année. 2008 est trop incertain que pour "plomber" les comptes de la société., sorte de poires pour la soif qui pourrait me permettre de passer outre la crise en vue.

Mais, il n'y a pas que l'ISOC... savez vous qu'une entreprise est soumise à 78 prélèvements différents? (contre 22 en GB par exemple) Et ce... sans tenir comptes des taxes provinciales et communales!

Si je paie 100€ à l'ISOC... je paie 126€ à côté en prélèvements divers! (source étude PwC).
En cotisations patronales, nous avons un des taux les plus élevés : 39.95%!
(GB : 15.2%, Australie: 8.5%).

Evidemment que nous avons du mal à être compétitif! En GB, l'ISOC est déjà plus bas qu'ici mais en plus, quand la société britanique paie 100€ à l'ISOC, elle ne paie que 79€ à côté en prélèvement divers!

Ca... c'est ce qu'on paie... Il y a aussi une rôle trouble qui nous est assigné: celui de collecteur d'impôts

Entreprise=collecteurs de l'impôts!

Ainsi, nous payons nos impôts... mais en outre, l'Etat nous assigne un rôle ingrat: celui de collecter l'impôts à sa place! Et si nous ne le faisons pas, nous sommes pénalement responsables!

Cet acte de collecter l'impôts est obligatoire... et exercé à titre gratuit pour compte de l'Etat!
Savez vous que quand je paie 100€ d'ISOC, 126€ de prélèvements divers, je dois en plus collecter 470€ pour compte de l'Etat (TVA, accises, précomptes professionel, cotisation personnelles à l'ONSS...)?

Subir les contrôles

L'Etat est très imaginatif en la matière. Et je ne vous parle pas des contrôles fiscaux... quand vous subissez (car il s'agit bien de subir...) un contrôle fiscal, l'à priori du Contrôleur est que vous êtes un fraudeur.

Il DOIT donc trouver quelque chose! Et s'il ne trouve pas, c'est que vous êtes le pire fraudeur qu'il connaisse, tout le monde à quelque chose à se reprocher, s'il ne trouve pas c'est la preuve que vous l'avez bien caché (me fait penser à Rumsfeld qui démontrait l'existence des ADM irakiennes par le fait qu'il ne les trouvait pas...)! Le conseil des comptables à ce sujet est éloquent: "faites l'une ou l'autre fautes pas trop graves, acceptez le petit redressement qu'il vous imposera, donnez lui un os à ronger!"

J'attends encore les témoignages d'indépendants, entrepreneurs ou entreprises qui ont eu 0€ de redressement après un contrôle...éloquent.

Et ce n'est pas fini

Car aujourd'hui, tout ce qui est donné d'une main est repris par d'autres: baisse de l'IPP? Augmentation des centimes additionnels communaux (passé de 7.5 à 8% cette année), augmentation du précompte immobilier (je vous trouverai les chiffres mais augmenté aussi).

L'alibi environnemental

L'Etat est imaginatif. Il pouvait bien se prononcer en faveur d'Al Gore pour le prix Nobel... Le réchauffement climatique est devenu une vache à lait pour le gouvernement! Ne le croyez pas quand il vous dit "primes à l'investissement pour les énergies durables"...

La contrepartie du financement des panneaux solaires et autre travaux d'isolation tombe bien vite: augmentation du Revenu Cadastral!

Pour les sociétés, on vous présente la taxation automobile sur base des taux de CO²... Alors que la fiscalité automobile est déjà basée sur la consommation (3 milliards d'euro d'accises tout de même...)

So what?

Outre la complexité croissante et permanente du droit, entre autre fiscal, et la charge toujours croissante supportée par les entreprises et les employés, il est peut être temps de songer à de vraies solutions:

  • Cessons de dépenser et de promettre de l'argent dont on ne dispose pas (un grand basique quand même!)
  • Diminuons le niveau de charge (diminution du cadre de fonctionnaires! Les services fiscaux belge sont aussi peuplé que l'IRS américain!)
  • Cessons la complexité: diminutions des circulaires en tout genre, mise en place d'une autorité unique (fédérale?) et supression des taxes régionnales, communales, provinciales. L'autorité unique collecte en une fois et redistribue à chaque niveau. Cela clarifierait la réelle pression fiscale supportée par les entreprises...
  • Mise en place de la Flat Tax et suppressions des niches fiscales... moins de complexité, moins de fraude, moins de paperasseries, moins de fonctionnaires = croissance et plus de revenus pour l'Etat car impôt mieux payé.

Bon week end.

lundi 7 avril 2008

Génération égoiste (2)

Donc à côté de nos systèmes économiques "libéraux" hérité de notre génération égoiste, il y a une chose qui est pire. C'est ce qu'ils ont fait aux générations qui nous suivent. La génération X a eu de la chance, on est passé au travers des mailles du filet. Nos Soixante-huitard n'avaient pas encore entièrement détricoté notre système scolaire... Aujourd'hui, nos écoles deviennent des garderies, au mieux... au pire des machines à limiter la pensée.

J'ai une folle envie d'exploser.. de rire ou de colère quand j'entends certains affabuler sur le fait que nous vivons dans une société "libérale" si pas "ultra-libérale"...
Libéral... pour moi, libéral c'est déjà un état d'esprit, une liberté de penser, une capacité à critiquer, à regarder au delà. La génération qui nous précède nous a légué un système formaté, coincé, incapable de réfléchir, infantilisant toute une société au nom d'un Savoir, d'un Paternalisme. Regardez... ouvre les yeux... la culture soixante-huitarde égalitariste marque notre époque d'une empreinte au moins aussi forte que notre civilisation judeo-chrétienne!

Système Scolaire

Au dela du contexte économique, ils nous ont donc préparé une société imbécile. Il fallait que ceux qui les suivent ne puissent réfléchir par eux-même, soient incapables surtout de remettre en cause le système qu'ils conçurent pour eux. Il fallait à tout prix empêcher un Mai 68 bis qui les verrait perdre les fols privilèges qu'ils parvinrent à s'occtroyer!

Ils ont laissé pousser des enfants sans cadre sous prétexte de ne rien interdire et d’expérimenter des méthodes pédagogiques progressistes. Encore aujourd'hui, le complexe "égalitariste" interdit toute forme d'élitisme. Comme si tout était égal par ailleurs.

Mais les hommes ne sont pas égaux. On ne nait pas tous avec les mêmes aptitudes, capacités etc; Ce qu'il faut, c'est un système qui soit adapté aux différents "profils"de gens. Que, à iso-aptitudes, on aie les même chance! Qu'à iso-compétence, une femme aie autant de chance qu'un homme d'avoir un poste, que les salaires d'une même fonction avec la même évaluation mène à un salaire identique. Ca oui... mais cessons de dire que nous sommes tous égaux, rien n'est plus faux.


Eloge de l'élitisme...


Nous avons besoin "d'élite", d'élitisme. Je me permets de vous offrir cette cextrait de l'essai de Claude Javeau "Eloge de l'Elitisme"


"Les vrais intellectuels de valeur sont au contraire toujours enclins à modifier leur vision du monde; ils ne se sentent pas remis en question par un contradicteur intelligent mais au contraire sont capables de dialoguer avec lui et de changer d'avis, à la différence de nombreux "pontifiants imbéciles" qui remplissent selon Claude Javeau les campus (universitaires) et les académies"
La définition de Javeau telle qu'il la développe dans le reste de son pamphlet vise surtout la promotion de l'esprit critique et du droit d'avoir des opinions et des goûts divergents de ceux de la masse... or, c'est tout le contraire que l'on inculque aujourd'hui à nos enfants! Pourtant, cette "différence" permet de changer de point de vue, de référentiel et peut être de modifier le système de manière à lui permettre de survivre

En vrac : programmes allégés, multitude d'options, apprendre sans comprendre. Retour aux savoirs "de base" : lire, écrire, calculer... on oublie comprendre, culture générale. Ainsi l'histoire, la géographie, les sciences deviennent accessoires. Comment développer l'esprit critique dans de telle conditions???

Etudes économiques...

En matière d'études économiques... j'ai fait mes études dans un collège Jésuite bien connu à Bruxelles. Je n'ai rien à redire, j'ai apprécié cette formation, ces tournures d'esprits, cet ... oui, élitisme quelque part. Néanmoins, je me rappelle très bien que les matières "nobles" étaient et restaient les "Latin-Math". Vous pensez bien, il fallait concevoir des ingénieurs, des médecins et des avocats. Tout rapport à l'argent était nauséabond, les études économiques reléguées au rang de "matière pour les cas sociaux de l'école"...

D'après certains articles, cet aspect de l'enseignement ne s'améliore pas et l'image de l'économie "exploitante" est généralisé dans tous nos réseaux d'éducation.

Lisant la presse française, j'ai pu lire le constat dépité des acteurs économiques sur la façon dont les entreprises sont enseignées à l'école, au collège et au lycée. En bref, la perception des étudiants ne peut qu'être mauvaises. C'est ainsi que 70% des étudiants français rêvent de devenir ... fonctionnaires! Voilà à quoi a mené la formatage des esprits!

Pour la conclusion, je cite J.L. Caccomo :

"Les porte-paroles de cette génération gâtée, non contents d’avoir profité de cette miraculeuse conjonction d’avantages, non contents d’être nés au bon endroit au meilleur moment, terrorisent toujours les âmes, imposent leurs valeurs et leurs références intellectuelles, font régner une police de la pensée inflexible qui ne tolère aucune contradiction.

Ils sont installés dans les murs de Radio-France où ils professent leur marxisme décalé, débattant doctement de la crise du libéralisme ou de la fin du capitalisme. Ils ont pris les rennes de l’université où ils formatent encore les esprits sans aucune préoccupation de la réalité qui vient pourtant chaque jour démentir ses postulats erronés. Les mouvements lycéens et étudiants font désormais partis des rituels imposés.

Et ceux qui ont le malheur de ne pas de se conformer à ce format sont immédiatement traités de fascistes ou de réactionnaires. Avec eux, il n’y a pas de demi-mesure! C'était cela aussi l'esprit de mai 68.

Et pourtant, ils devraient faire preuve de plus de modestie.

D’abord, ils se sont plantés sur toute la ligne dans leur lecture de l’histoire, cautionnant les pires régimes politiques.

Ensuite, ils vivent mieux que leurs parents alors que leurs enfants vivront moins bien qu'eux. Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, une génération a été incapable de transmettre le flambeau de la prospérité, la croyant acquise.

Quelle dignité peuvent avoir des parents qui laissent des factures à leurs enfants alors qu’ils ont eux-mêmes hérités d’un véritable trésor ? Car ils sont nés dans un pays riche et ils laisseront un pays en voie de sous-développement. Mais ils n’auront jamais le courage de l’admettre et ils sauront toujours trouver des boucs émissaires : c’est la faute au grand capital !

Je ne reconnais qu'un seul mérite à ce mouvement, c'est d'avoir introduit en effet des espaces de liberté individuelle dans une société corsetée et rigide. Sinon, cette génération fut la génération des trente glorieuses, les précédentes ayant connu l'occupation, des guerres mondiales et des contextes de marasmes et de turbulences propices aux déchaînements de drames."

Bon... ne désespérons pas, le bon sens refera peut être sa réaparaition un jour...

samedi 5 avril 2008

Simple bon sens...

JL Caccomo(1) disait récemment : La gauche ne manque pas de culot d'ironiser sur la rigueur et il faut une certaine dose d'abnégation pour se laisser donner des leçons de gestion par des socialistes dont le seul réflexe consiste à dépenser l'argent gagné par d'autres. Alors petite citation...

Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l'épargne.
Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort.
Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.
Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.
Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous ne gagnez.
Vous ne pouvez pas forcer le caractère et le courage en décourageant l'initiative et l'indépendance.
Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant pour eux ce qu'ils pourraient et devraient faire eux-mêmes.

Abraham Lincoln
Quelques mots simples... pas besoin de grands économistes, juste un peu de bon sens... c'est à ne pas comprendre cette manie de toujours s'imaginer qu'on aide en distribuant... surtout en pensant qu'on peut continuer à distribuer quand les caisses sont vides...

(1) Jean Louis Caccomo est Docteur en sciences économiques de l'université d'Aix-Marseille II. Maître de conférences à l'université de Perpignan. Expert international impliqué dans de nombreux programmes de coopération (Maroc, Algérie, Ukraine, Thaïlande, Mexique, Syrie, Comores, Chine, Canada, USA).

vendredi 4 avril 2008

Après le grève du 10 mars.. le 4 avril...

Encore une grève pour rien...
Encore une grève basée sur des rumeurs...

Le 10 mars, pour rappel, les syndicats ont prétendus qu'un accompagnateur de train s'était fait agressé par un passager et qu'en prime, c'est le controleur que la police a arrêté. Pour rappel aussi, il s'est avéré par la suite que c'est l'accompagnateur qui a frappé le voyageur devant les policiers et dans le local de police (suite semble-t-il à une légère engueulade avec le controleur.)

Le 4 avril, nouvelle rumeur dans les TEC: On a tiré à la carabine sur un chauffeur à Roux!
Ben mince, scandaleux! Et les journaux de relayer avec moults détails "'l'agression" ayant eu lieu mardi 1er avril (sic). Une voiture se serait arrêtée à côté du bus, le passager en sorti, a tiré à la carabine. Miracle, pas de blessé... mais une dame sérieusement choquée...

Le 4 avril après midi, nouvel article (le Soir) (La Libre) dans les journaux... c'est un problème technique, validé tant par la police que par les controleurs du TEC le 1er avril déjà, qui a causé les dégradation au bus...

Mais qui donc a intérêt à ses rumeurs qui finissent par nuire à tout le monde. Aux passagers d'abord et avant tout, aux TEC eux même bien sur, et aux organisations syndicales qui se trouvent totalement décridibilisées!

Y a pas à dire... la gréviculture ambiante n'a pas l'air de se soigner. Maintenant, on fait même grève quand il ne se passe rien...alors, on fabule...

jeudi 3 avril 2008

La génération égoiste...(1)

Du Pacte des générations...

Caccomo, dans un très bon post est parvenu à exprimer ce malaise que je ressens un peu plus chaque jour quand je vois l'évolution de notre société.

Il y a peu, on a parlé du "Pacte des Générations"... on a parlé de retarder l'âge de la retraite. Je me souviens encore des réactions, pas tant chez les jeunes que de cette génération qui a connu Mai 68. Ces plus de 50 ans sont donc descendus dans la rue... Prétexte amusant pour "sauvegarder les pensions pour les jeunes"... Allez, vous n'y croyez pas vous même à vos bobards! Vous vous êtes garantis vos avantages, vos pré-retraites etc.

Et vous savez très bien que nous, la génération X (sacrée génération de transition...) on va payer vos excès, on devra réformer le système si bien que nous redistribuons à tout va sans pouvoir nous-même épargner... or nous en avons besoin de cette épargne car avant longtemps le système des pensions s'effrondrera sur lui même de par vos abus!

Les acquis...

Malgré le respect que je dois aux aînés, j'affuble les Baby-Boomers du surnom "Génération Egoiste".

Cette génération sortie de la guerre a tout reçu (plein emploi, plan marschall, subvention, grand travaux de l'Etat, 30glorieuses) ... et parvient non seulement à nous laisser des dettes, un environnement en mauvais état mais refuse de remettre en question tous les "acquis" qu'elle s'est gentiment garantie durant toutes ses années.

68... Culture d'un double discours où nos gauchistes vont au final profiter et abuser du système qu'ils critiquent tant. Le libéralisme, l'économie, tout ça.. c'est mal, mauvais, à mettre au feu... SAUF quand ça vous paie:
-le chômage
-les congés payés
-les retraites
-les pré-retraites
-les grands travaux de l'Etat etc etc
Ils ont profité du "bordel" pour s'occtroyer moult avantages sociaux en sus de ceux qui existaient déjà.

Courage ...fuyons

Ils ont profité de tous ces acquis sociaux, s'empressant de partir aujourd’hui à la retraite (avec anticipation) avec le pactole et une espérance de vie en augmentation de sorte que la durée de vie à la retraite sera bientôt aussi longue que la vie active.

Or une fois de plus, au sujet des retraites, il est important de souligner comme les conditions de son financement étaient autrement différentes à leur création de ce que l'on connaît aujourd'hui! Au point que l'on peut parler de référentiels radicalement différents. De plus de 10 personnes pour en financer une, nous en sommes à trois pour une...

Génération X, Génération du Changement

La méhodologie de lavage de cerveau appliquée est simple: "laissons les croire que ça va marcher... profitons-en... ils devront en changer quand le système s'effondrera sur lui même".

Qu'on ne me dise pas le contraire... les signaux sur la faillite du système de pension ont été lancé en Belgique depuis la fin des années 70!!! En bref... cela signifie 40 ans de perdus. Tout ça pour préserver des "acquis".

Aujourd'hui, toute une génération paie les redistributions sans pouvoir un jour en profiter. Ces redistributions sont si massives que leurs coûts sont gargantuesques. Ces coûts sont imputés à une génération active qui ne peut plus épargner et se trouvera dépourvue au jour de sa pension!

Ca fait 40 ans qu'on sait qu'on doit passer d'un système de distribution à un système de capitalisation... l'immobilisme égoiste et coupable de la génération qui nous précède n'augure rien de bon pour notre "survie".

Mon pari est que la génération X est une génération de transition, ce sera la génération du changement, du mouvement, de la transformation du système.


Libéralisme, ce n'est pas que la liberté d'agir, c'est aussi la Liberté ... de réfléchir mais ceci... ce sera l'objet de la suite que je publierai dans quelque jours dans
Génération Egoiste (2)

Bonne journée