jeudi 31 janvier 2008

En France aussi, la jeunesse veut devenir fonctionnaire!

Un post intéressant trouvé sur Pi égale 3 mon Amour!

En 2004, Charles Gave écrivait (page 128, CGT2) :
Depuis 1978, notre "économie étatisée" a cru de 2,8 % par an, en volume. Notre
"économie capitaliste" a eu un taux de croissance de 0,8% par an.Dans le même
temps, notre "économie étatisée" est passée de 18% du PIB à près de 33%. Le
système étatisé n'a connu aucune phase de récession, c'est-à-dire une baisse en
volume d'une année sur l'autre. Le système capitaliste en a traversé cinq.

Et après, on s'étonne que, majoritairement, notre jeunesse veut devenir fonctionnaire
Charles Gave poursuit d'ailleurs en ces termes :
Et l'on s'étonne que tout le monde veuille être fonctionnaire : la croissance y
est supérieure, l'emploi garanti, les retraites plus précoces, le prestige
social infiniment supérieur...

A mon sens, il faut être sans amour propre pour faire un tel choix, opérer dans un monde ou son efficience personnelle ne peut être vraiment reconnue, monde qui par ailleurs parasite le secteur concurrentiel.

Charles Gave :
Moins de récessions, plus de croissance, tout va donc très bien dans le meilleur
des mondes possible...La réponse à cette objection est aveuglante : tous ces
secteurs sont en fait en déficit perpétuel et ne peuvent subsister qu'en
empruntant chaque année l'équivalent de leur trou de trésorerie ou en prenant de
l'argent à ceux qui en ont en excédent, c'est-à-dire au secteur privé.

Ce n'est pas leur efficacité économique qui est à la base de leur succès, c'est leur poids politique. Cette croissance remarquable de l'économie étatique s'opère en prélevant sans arrêt des richesses non gagnées sur l'économie concurrentielle qui, elle, les a gagnées et qui a de plus en plus de mal à supporter ce poids qui ne cesse de s'alourdir.
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Promis, dans un prochain post, j'irai en détail dans les statistiques de l'INS... on y observera la proportions de gens créant la richesse du pays comparées à ceux qui la consomment. Nulle charge libertaire en vue... Commençons par poser les constats, ensuite, sans accuser, cherchons les optimisations. Si vous voulez m'aider, soyez les bienvenus avec vos liens, suggestions, chiffres officiels etc
Bonne journée.

lundi 28 janvier 2008

Pas d'argent pour les routes wallones...

De grâce n'augmentons pas le gouffre?

Mon ami Pourquoi Pas? mentionnait sur son blog que notre ami Michel Dardenne projette de construire pour 800 Millions d'euro de nouvelles autoroutes alors que nous n'avons pas assez d'argent pour entretenir les voiries actuelles...

(...)Le récent rapport de la Cour des Comptes est édifiant quant à l'état des
autoroutes wallonnes : sur 869 Km d'autoroutes wallonnes, 14,36% soit 125 Km
sont dangereux et demandent une réparation urgente.
Le rapport dénonce les
montants insuffisants affectés à l'entretien des autoroutes wallonnes : ils sont
de 0,7% de leur valeur alors que techniquement il conviendrait d'y consacrer 1,5
à 2%.
En 2007, 158.000.000 € ont été consacrés à cet entretien alors qu'il
aurait fallu prévoir un montant compris entre 338.570.000 et 451.430.000
€.
Il manque donc entre 180.570.000 et 293.430.000 € par an pour assurer un
entretien minimum de nos autoroutes. En clair, elles vont continuer à se
détériorer !!!
A titre de comparaison, la vignette autoroutière rapporterait
à la Wallonie 24.000.000 € par an. Une goutte d'eau face à l'océan du
problème...
Le Gouvernement Wallon, et le ministre Daerden en particulier ont
l'intention de construire de nouvelles autoroutes pour 800.000.000 €.(...)

(...)Et, accessoirement, faisons en part à l'Etat Fédéral et à la Flandre : nous n'avons pas les moyens d'entretenir les équipements dont nous disposons aujourd'hui, et cela ni pour les transits européens ni pour le trafic de marchandises généré par l'expansion économique de la Flandre...


... Et bien je vais t'étonner cher Pourquoi Pas? La vignette, tu le dis ne résoudrait rien (sauf faire participer nos voisins à l'effort, ce que je ne trouve pas inutile) mais pourquoi aurait-on besoin de plus de moyen?
En réalité, il est démontré que l'automobiliste paie en fonction de son utilisation et paie bien largement les besoins en entretiens des voirie et en besoin de nouvelles route.

Un "magot" de 12 milliards d'euro

Sais-tu ami Pourquoi Pas? que la fiscalité de l'automobile a rapporté 12 milliards d'euro à l'état Belge en 2006 (source L'Echo du samedi 26 janvier)? Comptons même qu'il répartisse les moyens selon une clé 30% pour la Wallonie... ça ferait encore 4 milliards d'euro... on peut bien en tirer 1 pour entretenir, améliorer et construire non? Un des drame de ce pays est que les taxes que l'on paie ne servent pas à la raison pour laquelle on les paie. Tout dans un pot commun et puis on réparti.

Les accises et la TVA sur le carburant représentent 5,7 milliards d'euros. Ça, c'est l'impôt sur l'usage de l'automobile! Donc inutile d'encore parler de "coût vérité" ou de dire qu'il faut faire payer l'automobiliste non pas pour la détention mais pour l'utilisation... C'EST DÉJÀ LE CAS!Environ 60% du prix d'un plein d'essence va au Trésor public, tandis que la contribution fiscale des consommateurs de diesel frôle les 50%. Sans taxes, le prix du litre d'essence serait limité à 60 cents et le litre de diesel serait de 55 cents.

L'auto? Une poule aux oeufs d'or!

«Au point qu'une modification radicale de la fiscalité auto, par exemple dans le sens d'un prélèvement au kilomètre parcouru et non plus forfaitairement comme c'est le cas actuellement, risque fort de plomber les finances de l'Etat», prédit Johan Albrecht.

Donc si je comprends bien, la fiscalité automobiles s'effectue par deux piliers :
  1. le forfaitaire : TMC, taxe de roulage
  2. le prélèvement à l'usage via les carburants

Pourquoi passer d'un système mixte à un système orienté usage ne pourrait-il pas voir le jour?

D'après l'Echo :
Dans l'hypothèse où les pouvoirs publics décident de s'attaquer de manière
énergique au problème environnemental et de mobilité posé par l'usage intensif
de la voiture, les recettes issue de la fiscalité auto pourraient se contracter
de moitié.

Une telle politique pourrait s'appuyer sur trois piliers:
  1. hausse continue des prix à la pompe,
  2. fiscalité auto basée sur le nombre de kilomètres parcourus et
  3. prise en main de la problématique des bouchons.


Il semblerait qu'une telle approche, pour environnementalement responsable qu'elle est n'est pas souhaitable pour l'état qui y laisserait environ 3 milliards d'euro...
Va-t-on dès lors se retrouver dans la situation de la cigarette?
On sait que c'est mauvais... on sait que ça tue... mais ça rapporte beaucoup d'argent...

Deux scénarios

A choisir entre une réforme de la fiscalité auto et une lutte renforcée contre la congestion du réseau routier, il semble que la dernière option soit à la fois la plus rentable économiquement et la moins pénalisante pour les finances publiques.

Les files coûtent cher en temps perdu et en dégâts environnementaux. Moins de files signifie certes dans un premier temps moins de carburant consommé et donc moins de recettes fiscales, mais à moyen terme, l'usage de la voiture redeviendra attractif de sorte que la vente de voitures neuves ne devrait pas s'effondrer.

Mais... comment lutter contre les files si ce n'est en limitant l'accès à la voiture? C'est ici que je perds un peu le fil. Quels sont les autres moyens sérieux de luttes contre les bouchons?

On a déjà :
  • étaler les horaires de travail avec les horaires flexibles, les embouteillages sont plus étalés dans le temps
  • on a augmenté les capacités du réseau routier, on ne tient pas longtemps le réseau resature aussi vite
  • on a limité la capacité (carrefour léonard-delta limité à deux bandes etc), ça ne décourage pas les gens
  • on a encouragé à prendre les transports en commun. Comme ils ne sont pas performants et quand même souvent en grève, ça ne marche pas..

Si par contre le gouvernement opte pour une fiscalité variable selon le nombre de kilomètres parcourus, on peut redouter une chute des recettes fiscales. «C'est le cas au Japon où les ventes de voitures neuves sont en nette diminution: la population vieillit et la jeune génération utilise massivement le réseau de transports en commun réputé ultra-performant», note Johan Albrecht.

...
Et pourquoi pas? La gouvernement Belge ne s'est il pas impliqué dans le processus de Kyoto. Puis le CO2 économisé par le transport pourra resservir à Monsieur Mittal...
Puis Michel Daerden ne devra pas construire de nouvelles routes...
Puis les routes se dégraderont moins...

Mais pour conclure sur l'avis de mon ami Pourquoi Pas? Pourquoi il devrait chercher de l'argent le Michel Daerden? Il attend juste l'heure des négociations gouvernementales... tu vas voir, les Wallons sont demandeurs au final... ;-)
En bref, l'argent est là mais sert à autre chose. Augmenter la fiscalité automobile serait du plus grand culot! Prétendre que l'automobiliste ne paie pas assez pour entretenir les routes, un absurdités, un mensonge démagogique et populiste sans nom.
Bonne journée.
(inspiré par l'article de l'Echo du 24/01/2008)

vendredi 25 janvier 2008

Etrangetés de la "fraude" à la Société Générale...

Je ne pouvais évidemment pas passer à côté de ce qui risque de s'avérer le plus beau scandale dans l'histoire de la finance...

Pour rappel, ce 23 janvier (si je ne me trompe pas), une plainte a été déposée contre un jeune trader de la Société Générale. Celui-ci aurait fraudé et dépassé les plafonds de positions autorisés. Quand la banque a découvert la fraude, elle a tout liquidé avec une perte de 4,9 milliards d'euro. A quoi s'ajoutent 2 milliards d'euro de perte du à des réductions de valeurs causées par la crise des subprimes.

Ah... c'est joli mais tout ceci a tendance à me chiffoner. Ca cloche et ça sent un peu le bouc émissaire cette histoire.

Le Bouc Emissaire...

A mon sens, le 11 septembre 2001 a été le prétexte a un nettoyage en profondeur de l'économie. En réalité, on a dégonflé la bulle boursière des valeurs technologiques, puis on licenciait en disant "c'est la faute au 11 septembre".

La vérité étant simplement que les spéculateurs profitaient du 11 septembre pour ne pas avouer leur imprudence et les surévaluations qu'ils avaient faites sur les valeurs internet.

Ils étaient blanchis, Ben Laden ferait bien l'affaire. Bref, ce petit trader est en train de prendre sur lui les pertes d'une banque, pertes qu'il n'a peut être pas causées...

Les éléments étranges

  1. Notre gaillard est considéré comme junior... même en connaissant les procédures de contrôle, comment expliquez-vous que 50 à 75 milliards d'euro de positions puissent être prises sans qu'on le détecte?
  2. 50 à 75 milliards d'euro de positions... alors que la valeur (aujourd'hui après scandale) de la banque vaut 35 milliards... Donc, un trader junior (ou même pas junior) prend des positions pour environ la valeur de la banque (la Société Générale était valorisée à 75 milliards à son pic le 4 mai dernier) et personne ne voit rien? Je ne peux pas y croire. Le simple controle des montants globaux de positions engagées aurait du sembler anormal et déclencher les investigations.
  3. Et ce stratagème aurait duré un an... sans que personne ne remarque rien. Gosh... inquiétant!
  4. La fraude est détectée, parait-il, fin de la semaine passée... l'employé aurait avoué pendant le week end... mais on ne dépose plainte que le jeudi... Donc, un petit employé engage la valeur de votre entreprise, cause une dépréciation de votre valeur de 40 milliards d'euro et une perte de 4.9 milliards... et vous attendez plus de 5 jours pour porter plainte? Soi disant pour "éviter une panique sur les marché". Je suis désolé, j'accroche pas là.
  5. Vous revendez les positions litigieuses... pile poil au pire moment de l'année boursière... quand toutes les valeurs et indices chutent brutalement! Avouez que c'est pour le moins commode pour expliquer des pertes pour le moins abyssales...
  6. Accessoirement, vous en profitez pour communiquer incidemment que la crise des subprimes vous cause 2 petits milliardounets de perte complémentaires.
  7. Si vous avez revendu quand tout s'est cassé la figure, votre gars devait quand même avoir de sacrément bonnes positions. Vous liquidiez tout dans quelques mois et vous faisiez du bénéfices à coup sur. Non, de toute évidence, il FALLAIT des pertes, et il FALLAIT pouvoir les EXPLIQUER.
  8. Autre point qui me tracasse quand même. Un gamin parvient à mobiliser 50 à 75 Millliards d'euro et ne pique même pas 1 eurocent dans la caisse??? Si on me donne sa motivation, je suis intéressé!

Trop d'éléments troublants existent dans cette affaire que pour que l'on n'y voit que l'histoire d'un allumé qui a des problèmes conjugaux et qui prend des positions sans précautions et sans rien en retirer.

Mon avis tout personnel est que l'affaire est à suivre et que je me demande quelle est la prochaine couleuvre qu'on va tenter de nous faire avaler...

mercredi 23 janvier 2008

Inquiétants 3 fois 20... ou la Wallonie d'hier comme leçon pour l'Europe de demain?

20% de CO2 en moins...
20% d'énergie renouvelable en plus
pour 2020...

Voilà donc le plan ambitieux de l'Union Européenne. Je vois déjà toute critique barrée d'un grand trait rouge : "anti-environnemental" "capitalisme à outrance"...
Pourtant, si ce plan est ambitieux et certes important à mettre en œuvre, je crains bien qu'il ne coûte bien plus cher que les 0,6% de PIB européen annoncé. Soyons honnête au moins, disons le mais disons aussi quelle peut alors être l'ambition européenne: rien moins que le leadership mondial!

On nous dit que si on ne fait rien, ça nous coutera 5-8%... Ce plan coûtera au moins le même prix si des mesures périphériques et globales ne sont pas prises! Il faut que ce soit dit! Et il faut en outre repenser les modalités prévues actuellement car sinon la croissance ne sera pas au rendez-vous dans 15 ans! Si on les repense bien... nous pouvons reprendre un leadership décisif au niveau mondial!

En effet, si ce plan va réguler la production européenne et mettre tous les acteurs européens sur un plan d'égalité, qu'en est-il de la concurrence étrangère?

1. Commerce Intra-Européen

Comme je l'ai dit, la concurrence des acteurs est assurée, ils seront soumis aux mêmes règles, aux mêmes couts supplémentaires, aux mêmes obligations environnementales, rien à redire donc.

2. Exportation Union Européenne vers le hors Europe.

Les acteurs Européens déjà désavantagés par des coûts sociaux plus élevés se retrouvent à devoir en plus assumer les coûts environnementaux. Le prix de leurs produits augmente encore.
Ne parlons même pas de l'Euro fort... Je ne suis pas assez expert en économie pour calculer ce que ce cumul de facteurs peut coûter en croissance mais assurément, la compétitivité des européens se dégradent un peu plus.

Solutions?

  • Un financement accru de l'innovation qui permette de produire mieux à un moindre coût environnemental.
  • L'avantage, c'est qu'au lieu d'appliquer une bête subsidiation, on prépare pour l'avenir, on participe au changement et on s'adapte au marché de demain. Il faut que produire "ecolo" soit plus rentable que produire "polluant".
  • Si on parvient à cet avantage concurrentiel là, nous aurons le monde qui se rangera à nos côtés... car économiquement intéressant.

A ne pas faire?

  • Subsidier pour baisser le coût et donc baisser le prix de vente.
  • L'ecolo reste trop cher, pas d'avantage compétitif, les autres continuent à produire polluant...
    Courir le risque que les acteurs européens délocalisent leur production sous des cieux plus cléments. Pour leurs exportations hors UE, ils produiront hors UE... Certains pays ne demandent qu'à les accueillir.
  • Une contre-solution serait alors de dire que toute entreprise européenne, quelques soient ses sièges d'exploitations dans le monde, est soumise à la règle européenne et aux quotas européens. Nouveau risque, déplacement des sièges sociaux et des places de cotations... Non seulement l'économie s'écrase, la croissance s'écrase, la production industrielle disparait mais en plus... les places financières en prennent pour leur grade, et l'écologie n'est pas sauvée.

3. Importations Hors UE vers l'Union

Les produits importés produits sous des cieux plus cléments doivent s'aligner sur les critères européens.

Solutions?

  • Quand on connaît les difficultés à faire appliquer nos "chartes sociales" (travail des enfants par exemple) à l'étranger, je n'ose imaginer comment on s'imagine contrôler la chaine de production de tout produit importé en Europe.
  • Mise en place de certificats? Possible mais nécessite une fois de plus une administration lourde, coûteuse et complexe pour un résultat pour le moins incertain (voyez l'invasion des contrefaçons).
  • Reste la suspicion systématique. On n'impose rien... mais on taxe à l'entrée. Peu réaliste, les règles de l'OMC nous l’interdisent. Déjà qu’on n’arrive pas à régler le problème du dumping social... comment rêver de résoudre ainsi le problème du dumping environnemental.

Aucune des solutions proposées ici n'est environnementalement, économiquement ou humainement possible.

Il ne reste que la toute première solution:

Lier nos efforts environnementaux à des efforts de recherches et développement accrus, ne pas nous contenter de 3% de PIB en recherche. Si on est ambitieux, soyons ambitieux jusqu'au bout!
Il faut que produire propre soit économiquement plus rentable que produire "sale".

Pendant ce temps, le projet européen.

Afin d'emporter l'adhésion des Etats membres, les 30 milliards à 50 milliards d'euros de revenus annuels générés par ces enchères seront mis à leur disposition. En cas d'échec des négociations lancées en décembre à Bali pour l'après-Kyoto, l'exécutif européen devra de surcroît proposer, à l'horizon 2011, des mesures destinées à éviter "toute distorsion de concurrence" avec les pays non engagés dans la lutte contre le réchauffement. C'est-à-dire le maintien de la gratuité des allocations, ou l'inclusion, comme le demandent instamment la France et les partenaires sociaux, des importateurs dans la bourse européenne aux quotas.(Copyright Le Monde)

Le projet européen prévoit lui des permis de polluer. C'est marrant, ça me fait penser au système actuel de replanter des arbres pour compenser les CO2 qu'on rejette en prenant l'avion. J'appelle ça donner bonne conscience... car dans ce cas, on peut tous polluer autant qu'on veut non? Suffit de payer... et de planter un arbre. Réfléchissez à la perversité de la solution, vous allez tuer la planète encore plus rapidement.

En fait vous ne polluez pas moins, vous vous donnez bonne conscience.
Comment imaginent-ils qu'octroyer la gratuité de certains quotas pour éviter les distorsions peut être suffisant? Cela ne nous rends pas compétitif!

Eviter les distorsions... mais vous vous mettez en prime au ban des nations... les pays hors Union Européenne vont commercer entre eux, éviteront l'europe. Nos entreprises vont soit se limiter à notre marché soit délocalliser pour pouvoir vendre ailleurs. Non, je ne parviens pas à voir où le système tel qu'il est proposé est gagnant. Même d'un point de vue écologique! Un bon exemple est la remise en question AUJOURD'HUI de la relance du Haut Fourneau de Seraing par Mittal à cause de ces quotas et la menaces de produire ailleurs!

Ne hurlez pas trop vite au "sale capitaliste". Peut être bien qu'il est sale le capitalisme, il ne reste pas moins que c'est le système dans lequel on vit, et le système qui a le mieux permis à l'humanité d'évoluer depuis la nuit des temps, celui qui assure aussi la plus grande paix à ce jour. C'est le système qui est comme il est et nous devons en tenir compte. Il faut savoir penser hors du système aussi... mais bien se dire qu'aujourd'hui, nos industriels, ils font leur compte. Vous voulez garder l'emploi? Garder les Marchés, la compétitivités européenne?

Le système n'est pas parfait, c'est sur, mais le changer pour aller vers où? On va le modifier.. en utilisant sa règle de base: Offre-demande et être compétitif. On ne va pas changer le système, on va changer le marché...

Il faut utiliser le système et changer le marché

Pourquoi les voitures électriques ne se vendent pas? Parce qu'elles sont lentes, peu performante et avec un rayon d'action rayon réduit... Pourtant, il existe une voiture appelé Tesla, 300Km/h en point, autonomie de 400km, 0-100km:h en 4sec... Rejet : 0 grammes... vous avez bien lu... ZERO!

Prix actuels dans les 70.000euro... mais réfléchissez que les voitures que l'on paie aujourd'hui 15.000€ coûtaient infiniment plus cher au début du siècle et étaient aussi réservées aux riches... Mais la démocratisation a mené aux prix actuels. On peut aller plus vite en vendant en masse!

Ce que je veux dire c'est qu'on peut trouver des solutions innovantes, rentables et écologiques. Et ... elle seront en plus compétitives; La Tesla à 70.000euro est moins chère qu'une Aston Martin ou certain modèle de Jaguar.

L'ambition pour l'Europe doit être celle là: financer l'innovation pour participer à une reconversion massive permettant la démocratisation des solutions écologiques et leur compétitivité! Attention quand même aux dégats collatéraux... Imaginez l'avenir des pétro-monarchies etc... mais ça, c'est pas le propos.

Aujourd'hui, l'Europe est confrontée au défi de la Wallonie dans les années 60... la reconversion et la possibilité de redevenir leader. Surtout, qu'elle tire bien les leçon de la Wallonie. Qu'elle ne subsidie surtout pas des entreprises qui ne pourront que disparaitre (entre autre de par les contraintes environnementales ou parce que d'autres produiront propre - moins cher)

Car il y a trois façons de croître :

  1. Prendre des parts de marchés en conquérant de nouveaux clients
  2. Prendre des parts de marchés aux autres dans un marché saturé
  3. Créer un nouveau marché... Ce que l'Europe doit faire...

Voilà en quelques lignes les modalités pratiques que je vois personnellement pour l'application de cet ambitieux plan 3x20...

Bonne journée

lundi 21 janvier 2008

Le bien être est l'ennemi de l'entreprenariat...

Un article de la Libre Belgique de la semaine passée mérite réflexion:

Le Belgique n'est plus la lanterne rouge du "Global Entrepreneurship Monitor". 3,15 pc des Belges ont lancé leur entreprise en 2007 contre 2,76 pc en 2006.

L'entrepreneuriat s'est légèrement amélioré l'an passé en Belgique, celle-ci quittant la dernière place qu'elle occupait en 2006. Il n'en reste pas moins que le pays est l'un de ceux où l'on entreprend le moins de par le monde, selon le Global Entrepreneurship Monitor (GEM), qui étudie chaque année l'entrepreneuriat dans une quarantaine de pays. (...)

"Ce n'est pas étonnant que des pays disposant d'un PNB par habitant plus élevé se classent moins bien en termes d'entrepreneuriat", a expliqué Hans Crijns, professeur à la Vlerick Leuven Gent Management School. "Le bien-être est le grand ennemi de l'entrepreneuriat", a-t-il ajouté. Cette assertion n'explique néanmoins pas pourquoi la Belgique fait également moins bien que la moyenne européenne, occupant l'avant-dernière place des 17 pays étudiés, juste devant l'Autriche.

En tête des Etats européens figurent le Portugal, l'Irlande et l'Espagne. Pour Hans Crijns, de nombreux Belges font part de leur intention de lancer leur propre affaire mais plus rares sont ceux qui passent effectivement à l'action. Ainsi, si la Belgique figure dans le peloton de tête en ce qui concerne le nombre de citoyens qui sont en train de monter leur entreprise, elle est reléguée dans les tréfonds du classement quand il s'agit de comptabiliser les sociétés réellement créées.

(La Libre)

Petite réflexion quand même sur la phrase : "Ce n'est pas étonnant que des pays disposant d'un PNB par habitant plus élevé se classent moins bien en termes d'entrepreneuriat"

Expliquer le manque d'entrepreneur pas un PNB/Hab élevé est une malhonneteté intéllectuelle pour moi. L'Irlande, les USA etc ont un PNB élevé et sont entrepreneuriaux... Par contre "le bien être est l'ennemi de l'entrepreneuriat" ... rien de plus vrai :

  • Qui dit bien être, dit souvent état providence fort... qui dit état providence fort dit système de sécurité social très très complet...j'ai envie de dire trop! Quand on sait qu'une indépendant ayant travaillé toute sa vie aura une pension inférieure à quelqu'un ayant chômé toute sa vie... ça n'incite pas à bosser.
  • Tant qu'on est assuré d'un revenu à vie, on ne va pas s'ennuyer à travailler bien sur, ou a risquer...
  • La sécurité est l'ennemi du progrès. Quand les gens sont bien, ils ne cherchent pas toujours à être mieux. Les révolutions se font quand les gens sont insatisfaits. Un minimum de frustration engendre le progrès, le travail, l'innovation. C'est triste à lire? Peut être mais c'est vrai. Cessons d'éduquer les enfants dans le "tout-ludique" et la "non-frustration"!
  • La sécurité est un leurre! La sécurité n'existe en fait pas... la sécurité n'existe pas dans la nature et la majorité des gens dans le monde ne vivent et ne vivront jamais en sécurité totale... est c'est tant mieux! Cela engendre le progrès. En Europe ou aux Etats Unis nous nous sclérosons et entrons en "décadence" car nous avons tout.
  • On a toujours cru quand quand on a tout, on veut toujours plus... je prétends que c'est faux et qu'à force de tout avoir, nous ne voulons plus rien! Et si vous ne voulez plus rien, vous vous contenterez du chômage et du foot à la télé, version morderne de "Panem et Circenses"
  • Eviter le danger et le risque n'est pas plus sécurisant pour l'être humain que de s'exposer... En effet, réfléchissons à toutes nos grandes réussites. Pour combien d'échecs, d'essais malheureux... Vous ne connaîtrez pas l'échec si vous n'essayez pas, c'est vrai... Mais vous ne connaîtrez jamais non plus, la réussité et le succès. Ceux qui réussissent ne sont pas ceux qui ont des grandes idées, ce sont ceux qui tentent de les concrétiser!

Tant que nous vivrons trop bien... que nous pourrons profiter et abuser du système, tant qu'il y aura plus de gens qui ressortent du budget de l'etat (fonctionnaires, chômeurs, pensionnés etc) que de gens qui créent la richesse à répartir, il y aura une société qui se sclérose (j'ai envie d'utiliser le terme "décadente" nous avons passé notre apogée et si nous ne réagissons pas...) et n'entreprendra pas

J'approfondirai les aspects de l'insécurité dans un prochain post. En effet, sachez déjà ceci, la sécurité est une invention humaine... la règle c'est l'insécurité, le changement, la complexité. Bonne journée.

vendredi 18 janvier 2008

L'esprit d'entreprise...

On se demande souvent pourquoi les jeunes n'ont pas l'esprit d'entreprise.
Actuellement, en France, un grand débat fait rage dans lequel l'enseignement est accusé de ne pas promouvoir l'esprit d'entreprise. Je pense que c'est plus ou moins la même chose en Belgique. Mais accuser l'enseignement est un peu court.

C'est l'histoire d'une évolution perverse de nos civilisations et de nos mentalités qui en sont, pour partie, la cause.

L'Etat Providence

L'Etat Providence et tous ses bienfaits a cet effet pervers que les gens s'endorment. En effet, pourquoi travailler si travailler revient à gagner moins que de ne rien faire?
Pourquoi travailler quand on peut avoir une rente à vie?
Pourquoi travailler quand une personne qui a chômé toute sa vie perçoit une pension supérieure à celle d'un indépendant ayant travaillé toute sa vie...

La Mentalité

Que pourrait notre mentalité à l'égard des entrepreneurs et indépendants? Honnêtement, franchement différente de la mentalité actuelle. Une étude récente montrait que 60% des fonctionnaires avaient une image négative des entrepreneurs.

Dans nos pays judeo-chrétiens, la réussite est systématiquement stigmatisée. Toute richesse doit être partagée. Quel perversion du système!
Pour beaucoup de gens, un indépendant est automatiquement un fraudeur. Savent-ils que plus de 30% des indépendants vivent sous le seuil de pauvreté?
Savent-il combien d'entrepreneurs ont tous risqué (vie de famille, argent, biens immobilier) pour peut être réussir?

Ah, s'il se plante on dira : "bah, il le savait hein, il a voulu prendre des risques, qu'il assume".
Quand il réussit on dira : "tsss, encore un tricheur-fraudeur"
En Europe pour je ne sais quelle raison, on jalouse la réussite.

Je voudrais juste dire aux fonctionnaires que ce sont les entrepreneurs, indépendants et les employés de ceux ci qui paient leur salaire. Alors ne fut ce que pour ça, on mérite un peu de respect!

Certains ouvrages critiquent sans nuances le libéralisme.

D'ores et déjà engagé dans un audit des manuels d'économie, le ministère de l'Éducation nationale sera-t-il un jour contraint de se pencher sur les livres d'histoire et de géographie afin de vérifier qu'ils offrent un traitement équilibré de la période contemporaine ? Certains enseignants, franchement troublés par la tonalité antilibérale et antiaméricaine de certains chapitres, ne sont plus loin de le penser. Sans aller aussi loin, André Kaspi, professeur d'histoire à Paris-I, affirmait récemment dans un colloque universitaire : «On peut se demander s'il ne conviendrait pas de réunir une commission d'historiens qui relèverait les erreurs, les préjugés et les maladresses des manuels.»

Dans un ouvrage conçu par l'éditeur Foucher à l'intention des classes de terminale technique, on peut ainsi lire : «Les altermondialistes défendent le droit à l'existence de toutes les cultures menacées par la logique libérale.» Permettez moi de penser que le libéralisme n'est pas une menace pour ma culture ou la culture de mon voisin.

À l'intention des élèves de terminale générale, Magnard résume pour sa part, au début d'un chapitre consacré aux «fragilités de l'hyperpuissance» américaine : «Le libéralisme économique a des conséquences douloureuses : des fractures sociales et géographiques.» Pour expliquer le développement du terrorisme islamique, le manuel de troisième publié en 2003 par Magnard indique : «Les États-Unis sont devenus la cible d'États et de mouvements qui refusent l'hégémonie américaine sur le monde.» Comme pour enfoncer le clou, l'éditeur a choisi une photo de militant altermondialiste, prise lors d'une manifestation organisée en Belgique courant 2001, pour illustrer la couverture de cet ouvrage.

Europe : libéralisme d'extrême gauche?


Ces quelques exemples illustrent à quel point on est dans un discours conservateur, fortemment marqué à gauche. L'Europe, pour occidentale qu'elle est, et pour libérale que certains osent la qualifier, reste profondemment collectiviste et marquée à gauche!

Rappelons quand même une dernière chose... pour distribuer de la richesse, il faut en produire. Pour en produire ce ne sont pas des fonctionnaires ou des chômeurs qu'il faut mais des gens qui acceptent de prendre des risques... et qui ont droit à la reconnaissance de ce risque et à la reconnaissance pour la richesse qu'ils ont produits.

mardi 15 janvier 2008

Quand la science étudie les partis politiques

Aujourd'hui, sur le blog de Pourquoi Pas? un excellent post.
Une analyse scientifique des programmes des partis francophones et flamands qui étudie les convergences et divergences.

Je ne résiste pas à l'envie vous copier les conclusions:

Au fil des scrutins fédéraux, les programmes des partis flamands convergent alors que ceux des partis francophones divergent de plus en plus.

L'attitude du MR qui a consisté à débaucher d'anciens élus PSC d'abord (cf MCC, Richard Fournaux,...), à sortir les affaires PS peu avant les élections pour discréditer l'adversaire ensuite, a certes été payante pour le MR mais a affaibli significativement les liens entre les partis francophones.

La récente crise de persévération mentale des leaders MR, qui n'ont de cesse de dénoncer le "cartel cdH-PS", la rivalité des deux leaders PS/MR contribuent à entretenir cette tendance centrifuge qui continue à animer le paysage politique francophone, jusqu'à ces derniers jours encore.

Les mobilisations politiques du coté francophones (hormis Ecolo...) ne se font pas pour un programme (francophone?) mais contre les autres partis francophones.

A l'inverse, du coté flamand, les partis se sont repositionnés autour des propositions nationalistes votées par le parlement flamand en 99, largement d'inspiration CVP. Le paysage politique flamand est donc,lui, animé d'une dynamique centripète.

Les nouvelles discussions débutant aujourd'hui démarrent donc sous de tristes augures pour les francophones...



Le post complet peut être consulté sur : "Pourquoi Pas?"

Le copyright des conclusions appartient à Pourquoi Pas?

lundi 14 janvier 2008

Le « Front » du non ou la technique des socialistes français…

Dans la négociation actuelle, y a-t-il encore un espoir pour les Wallons et Francophones de Belgique?
J'ai de plus en plus la désagréable impression que l'attitude irresponsable de nos élites politiques du sud du pays ne peut aujourd'hui que mener au clash. Quand donc comprendront-ils que les Francophones ont 10 ans de retard sur les Flamands? Par leur propre faute, par leur nombrilisme?

La Wallonie depuis les années soixante, c'est l'histoire d'un état médiéval où se battent des baronnies. Chacun défendant son fief sans réfléchir aux interactions entre les fiefs! "Ah mais si Liège reçoit autant, alors Mons doit recevoir le même montant!" "Vous dites? Ils implantent une centrale à Charleroi? Ah mais on veut la même chose à Huy!" etc.

L'histoire pourtant nous a montré que la richesse et la prospérité d'une nation viennent des échanges qu'elles entretiennent, des mécanismes subtils de coopétitions (néologisme formé de "Coopé" pour coopération et "pétition" pour compétitions. Mais en aucun cas par le renfermement sur soi.

L'attitude de se battre entre nous pour recevoir la même chose que l'autre est puérile. Dans une entreprise, je voudrais voir la tête du CFO si un chef de projet débarque dans son bureau en demandant une enveloppe "x" parce que l'autre chef de projet a reçu "x"... Mais bon dieu, il l'a reçue cette enveloppe parce qu'il développe un projet. Projet qui s'aligne par ailleurs avec la vision et la stratégie de l'entreprise!!! Le pré-requis est donc d'avoir un Capitaine à bord qui dise OÙ nous voulons allez.

"On n'est demandeur de rien"

"On n'est demandeur de rien", on crée une "stratégie de réponse"... un front francophone pour répondre au front flamand...Moi, en tant que citoyen, j'estime être face à une classe politique irresponsable!

J'en reviens à mes analogies habituelles: Toute entreprise qui joue en défense a déjà perdu. Les francophones jouent en défense, ils n'ont pas réalisé que les flamand poursuivent un plan de bataille développé et affiné il y a des années. Que ce plan a été établi sur base d'une vision, d'un projet flamand, d'une perspective d'avenir à long terme. Je vous prie messieurs les politiciens (dommage, j'aurais aimé dire politi-citoyens) francophones d'accepter mes excuses pour ce que je vais dire.

Que l'on soit ou non d'accord avec les flamands et les politiciens flamands... il n'en reste pas moins qu'ils ont réussi, au delà des clivages de partis, au delà des difficultés interpersonnelles, au delà des générations - car ce plan, court sur plusieurs générations - à tenir un cap. Que l'on soit où non d'accord, ils sont pour la Flandre de véritables hommes et femmes d'états qui ont développé une vision, créé la stratégie et l'organisation qu'il fallait pour l’atteindre. Je vous l'accorde, ça ne fait pas plaisir à entendre. Mais cessons d'être aveugle, c'est bien de cela qu'il s'agit.

Et pendant ce temps, les francophones se laissaient enfumer par des "détails", se concentraient dessus, rongeaient l'os donné par les Flamands sans voir le dessein bien plus large en arrière plan. Avouons aussi que vous leur avez facilité la vie, non seulement vous ne regardiez que l'os... mais en plus vous vous le disputiez âprement pour savoir quel bastion sous-régional allait y avoir droit.

A côté donc de nos baronnies, je trouve des politiques francophones de Belgique ressemblant furieusement aux socialistes français n'ayant aucun programme. Enfin, si... comme les socialistes français, vous faites de "l'anti-", du "non à..." et en prime vous vous battez en interne pour savoir qui est le leader des francophones. Le problème des socialistes français pourrait être légèrement différent, leur truc ce n'est pas de manquer d'un leader mais d'en avoir trop. Ici, on pense qu'on en a trop mais je serais déjà bien heureux d'en avoir un.

Bref, mes représentants se contentent de "répondre". Mais où pensez vous allez comme ça. Dans une interview, celui qui mène la danse c'est celui qui pose les questions. Aux échecs, les blancs ont plus de chance de gagner car ils ont un coup d'avance. Vous jouez en défense, et tant que vous serez en défense vous en subirez toute la pression. A force de tirer, l'équipe adverse fini toujours par marquer un goal... il est temps que vous vous dirigiez vers l'autre côté du terrain.

Si tu ne sais pas où tu vas, ne t'étonnes pas de ne pas y parvenir.

Que ce soit une entreprise, un couple, une famille, une région, un pays... on ne réussit que si on a un projet, que si on développe une vision de ce que doit être notre avenir. On attribue à Lao-Tseu la citation suivante : "Si tu ne sais pas où tu vas, ne t'étonnes pas de ne pas y parvenir..." C'est tellement dans le contexte!

Alors que diable messieurs, un peu d'ambition, un peu d'envie, un peu de vision! Répondre ne suffit pas, il faut que, tels des chefs d'entreprise, vous développiez une vision, un projet ORIGINAL. Osez la différence, les entreprises et les régions qui réussissent sont celles qui osent avant les autres, sont celles qui développent un secteur original. Le premier sur le marché prend le marché. Il n'y a pas besoin d'aller loin pour s'en rendre compte, certaines régions européennes se sont fort bien développées, redéployées alors qu'elles étaient dans un état pire que la Wallonie. Mais pour cela, ils ne se sont pas contenté de répondre aux coups, ils ne se sont pas contentés d'imiter ce que les autres faisaient, ils en prenaient le meilleur, le recontextualisaient et inventaient en même temps un projet, un secteur de manière originale.

Le Clash?

En introduction, je vous disais que l’attitude de nos politiciens ne pouvait que mener au clash, c’est un des résultats attendus d’une stratégie de réponse… On entre dans la surenchère. Quand on me dit, établir un recensement linguistique, quand on me dit revenir aux anciennes circonscriptions, quand on exige l’élargissement… on surenchérit… Quelle erreur, ça mène au clash. Quand les Flamand demandent quelque chose, ils savent POURQUOI ils le demandent, ils savent à quel partie de la vision flamande ça correspond, ils savent pourquoi le changement d’organisation est nécessaire et pourquoi on met en place ce projet. Parce que ça « colle » avec la vision, avec la stratégie long terme. Quand vous répondez, quand vous exigez à votre tour… vous faites de « l’anti », du « tout sauf ». Votre réponse ne s’insère pas dans un projet économico-social, dans une vision de société. C’est une erreur.

Pensez-vous qu’Apple existerait encore aujourd’hui s’il s’était contenté de faire de « l’anti-microsoft », « anti-PC », « anti-IBM ». La réponse est simple... non. Apple n’a pas eu la vie facile, Apple est plus petit que Microsoft mais Apple a développé un monde différent et dire qui est leader sur le marché devient un peu plus tricky qu’auparavant… Car, de quel marché parle-t-on ? Inventez vous, inventez nous un marché messieurs. Inventez une vision, posez la stratégie, mettez en place l’organisation, fonctionnez en projets.

Osons!

Pour 2008... O-SEZ! Cessez de vous contenter de répondre aux attaques flamandes. Bien sur, vous devez aussi le faire, mais en même temps, développez notre projet! Les Flamands en sont eux doté depuis plus de dix ans. En Wallonie rien de tout cela, on s’est contenté de répondre, de se battre en interne. Stratégie de suiveur, même pas de challenger, conséquence, ne vous étonnez pas de jouer en seconde division, d'être les low-costs... non, pardon, les "low-results" "high-costs" de la politique en Europe. Messieurs, comme des chefs d’entreprises qui font vivre un pays, tels ces chefs d’entreprises que vous nous demandez d’être, ayez l’ambition, la vision, la stratégie et l’organisation.